vendredi 7 mars 2008

Quand procrastination rime avec nuit blanche

Après une semaine de lecture où se sont succédées maladie et intense procrastination, la dernière semaine en fut une pauvre en temps libre, sommeil et tout ces genre de trucs plaisants. En effet, cette semaine était synonyme d'examens et travail pratique et, pour ne pas briser mes traditionnels bonnes habitudes, je n'avais rien CALISSÉ avant lundi.

Débuta donc un des marathons les plus intenses de ma toute jeune vie. Je prenais des pauses d'exercices afin d'aller lire un blog obligatoire d'économie pour ensuite enchaîner avec de la programmation. Alors que mon incertitude grandissait au même rythme que les poches sous mes yeux, le temps s'écoulait aussi vite que file ma T-Mobile par beau temps (oh oui!).

Hier, après 2 examens dans le courant de la semaine, j'allais atteindre l'apothéose de la no-lifeitude. Ayant reporté constamment la réalisation d'un colossal travail pratique pour diverses raisons incluant un manque de motivation ainsi que l'ajout constant d'information ou de restriction sur l'énoncé du travail, presque rien n'avait été fait. Je me retrouve donc, avec le Donnaconnien, devant un travail à peine ébauché, complexe et fort long et dont la date de remise était aujourd'hui, 4 heures.

Profitant de la fendaison du pavillon, nous bénéficions d'or et déjà de plus de temps en après-midi pour s'avancer dans notre travail. Travaillant dans une brume opaque de confusion, nous avançons à tâtons à un rythme fort lent. Les heures s'écoulent à une vitesse fulgurante. L'heure du souper arrive vite et le travail restant à faire est incommensurable. Après une rapide sustentation, on s'attèle à nouveau à la tâche.

La gente actuariel est en émoi. Mon petit réseau scolaire sur msn est en véritable ébullition et les questions fusent de toute part tel acné en juvénile visage. La panique, commune et homogène peu importe le niveau de talent ou d'assiduité des dits étudiants, grimpe à chaque minute. À quelques reprises, j'en sens quelques uns à la limite de l'hystérie. Minuit passé, il reste encore plusieurs trous à colmater à notre travail.

Une pause café s'impose. La fatigue d'une trop courte nuit à étudier l'examen du matin même commençe à nous rattraper, la patience s'effrite. Un café X-Large moka du Tim Hortons se veut élixir de motivation. Après chaque bon coup, on part la chanson En Voyage de Claude Dubois pour aucune fucking criss de raison mais ma foi, les "pa de li de li dou twip di li di li dou wo" sont salvateurs et jouissifs. Notre sanité d'esprit s'évapore alors que le cadran affiche 1 puis 2 et 3 heures. Nos cheveux prennent des allures grotesques à force de recevoir les tirades exaspérés de nos mains. Finalement, 3h45 vient sonner le glas et nous allons nous coucher pour ce qui saurait être de trop peu nombreuses heures. Il restait encore beaucoup de besogne à accomplir.

C'est donc sur le coup de 9 heures que nous avons repris le travail aujourd'hui même. Ce fut sans doute les 6 heures les plus intenses de travail académique de toute ma vie. Entremêlés de cris victorieux et de sacres, nos discours étaient plus souvent qu'autrement incohérent. Finalement, à 3 heures pile, on décide que nous avons terminer. Plus le temps pour peaufiner quoi que ce soit. On décolle à une furieuse vitesse en direction de la demeure de mon paternel, refuge de la seule imprimante accessible et fonctionnelle dans les environs. Sur place, le papier se fait rare. La moitié de notre travail à été remis sur des osties de feuilles glacés pour imprimer des photos. Jamais graphiques de probabilité de ruine n'aura eu plus belle présentation.

Alors que le Donnaconnien partait finalement de mon Lévis natal au volant de sa rutilante Sunfire dans une course contre la montre qui saura devenir épique afin d'aller porter la version papier de notre travail, j'essayais de téléverser la version électronique par le site web du cours où on m'annonçait qu'en tant que non étudiant, je ne pouvais pas envoyer de fichier. WWWTTFFF!! Le système email de l'école est au total neutre pour je ne sais quel raison, c'est l'ultime désarroi. Finalement, le Donnaconnien réussit à remettre la version papier à temps et téléverse également le fichier.

Après un petit somme et une écoute de l'excellent film Anchorman (Wow!), je regarde avec rétrospective ma semaine et me dit: "Plus jamais". Pourtant, je sais très bien que mon prochain rush d'examen sera similaire...

10 commentaires:

Miss Cruella a dit…

Ben oui, on apprendra jamais !

Ce fameux TP, nous l'avons remis à 16h 00min 58sec au secrétariat...

Quelle belle dose d'adrénaline, et moi aussi je criais "Plus jamais à la dernière minute comme ça!"

Mais je connais trop bien :(

Anonyme a dit…

On dirait qu'on peut pas faire autrement! C'est comme plate si on fait notre travail d'avance. De toute façon, dans mon cas, ça me donne sensiblement les mêmes notes !!!!!

La Sorcière a dit…

Hé qu'on apprend pas!! ^^

volage a dit…

Je suis moi aussi une fille de dernière minute, donc je comprend bien la technique. La différence dans mon cas c'est l'orsque j'avais un travail ''d'équipe'' à faire je le faisait toute seule me disant que si je voulais couler j'en était capable toute seule. Il faut croire que de choisir des coéquipiers ce n'est pas une force chez moi. Ce doit être aussi parce que dire non à quelqu'un qui vient me voir me demandant de faire le travaille avec lui, je ne suis juste pas capabable...Bref, au moins vous l'avez eu!!!

Ensevelie a dit…

*Applaudissements*
J'avais mal au coeur juste à te lire.
Superbe texte mon Gérard!

Le Tapageur Silencieux a dit…

@miss cruella: C'est se qu'on appelle étirer l'élastique un max.

@anonyme: Moi je pense que j'aurais des meilleures notes à me prendre plutôt mais je suis tellement lâche.

@sorcière: Oh non!

@volage: J'ai longtemps été comme toi, je préférais tout faire seul. Puis vient des travaux trop long, des équipiers de qualités, tu finis par déléguer un peu.

@ensevelie: WTF caliss!?

Ensevelie a dit…

Et bien, j'ai adoré te lire, tout simplement? ... j'aurais peut-être dû m'abstenir d'un commentaire positif?

Le Tapageur Silencieux a dit…

@ensevelie: Dans ce cas je vais bien le prendre! J'étais uniquement confus de l'emploi du nom Gérard.

Ensevelie a dit…

À défaut de connaître ton nom, je t'ai baptisé. Ne m'en veux pas pour mon impolitesse, ça se reproduira.

susane a dit…

Merci infiniment pour cette utile et précieuse information. Super votre blog, bravo !

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