vendredi 26 septembre 2008

Un bon matin

C'est quand t'as de l'espace pour 2-3 snoozes.

C'est quand la good morning erection ne perdure pas trop.

C'est quand Canadiens a gagné la veille.

C'est quand tu réussis tes oeufs à la perfection.

C'est quand ton paternel t'a préparé un lunch.

C'est une miss météo particulièrement sexy à la télé.

C'est le email que tu attendais qui est rentré.

C'est surtout aller jouer une ronde de golf par la suite.

jeudi 25 septembre 2008

Théorème #6

Que dire de plus, c'est mathématique!

mercredi 24 septembre 2008

Potentielle tague

Juste non.

Futur

J'ai fait un étrange de rêve hier soir, des gens de mon entourage se sectionnaient les paumes avec des roulettes à pizza, le regard vide, dégobillant de folles phrases. Une lectrice de ligne de la main sévissait dans le village et chacun voulait modeler son futur, le tout sur un fond de musique psychédélique. Weird.

Ça m'a fait un peu penser à une expérience passée aberrante.

Et ça m'a fait penser à combien les gens sont obsédés par le futur. Combien ils me semblent souvent insécures et prêt à gober un peu tout ce qu'on leur dira. Il y a vraiment une industrie de la lecture de bonaventure, elle est probablement fleurissante. C'est la cartomancie, les horoscopes dans les journaux [insérez jugement facile sur les gens qui lisent ça et y CROIENT], les tireuses de cartes, Richard Desmarais, la numérologie et autres. Et surtout, surtout, c'est les lignes ouvertes le soir à TQS.

Combien de fois suis-je revenu d'une soirée, définitivement chaudaille, et me suis assis devant mon téléviseur, observant la succulente Jocelyne ou le plantureux Jacob prodiguer leurs judicieux conseils à de pauvres gens appelant en désespoir de cause à grands coups de phrases vagues et de vérités de La Palice.

Je voudrais partir sur une envolée littéraire incroyable, pourfendant les gens qui profitent des naïfs et tout. Défendre la veuve, l'orphelin et Vincent Gratton. Y aller d'une analyse profonde des motifs pour consulter ce genre de trucs. Mais voilà, Isabella m'a prédit l'amour, je pars à sa recherche.

mardi 23 septembre 2008

Dans le temps

C'était le début d'Heroes hier, 2 hours premiere, la grosse affaire. Évidemment, j'étais cloué à mon téléviseur, déterminé à en apprendre un peu plus sur les nombreuses intrigues entamées lors de la dernière saison, préparé à replonger une fois de plus.

Je trouve vraiment qu'on vit dans une période faste niveau télévisuel. Heroes, Prison Break, Entourage, Friday Night Lights, Dexter, One Tree Hill, Lost. Et il y a eu aussi The Sopranos, 24 (pour moi c'est fini depuis un bout) et autres. Ici, il y a La Vie La Vie (que je termine), C.A. (hâte à jeudi), Taxi 22.

Il y a eu un explosion incroyable il y a quelques années. L'augmentation exponentielle des bugets télévisuels a vraiment aidé, on investit désormais dans des séries télés, dans les effets spéciaux Les scripts sont bons, le jeu d'acteur à point. Je tombe parfois sur des vieux trucs à Artv, et bien que je sois probablement biaisé, j'ai tellement l'impression que c'est deux mondes. Ça me fait penser à l'humour. Quand je vois des galas JPR fin 80 ou bien Samedis de Rire avec Brathwaithe et Martin(Deschamps est drôle mais c'est pas mal le seul), je ris que très rarement et je n'ai pas l'impression que c'est parce que les gags sont circonstanciels. Le vieil humour ne me stimule pas. Remarquez que j'adore les Denis Drolet et que mes enfants risquent de trouver ça pitoyable. Who knows.

Il y a la musique qui elle me semblait meilleure dans le temps. Les années 70, le rock progressif, l'époque des pionniers. J'ai l'impression que c'est vraiment de plus en plus dur d'inover musicalement et le son plus techno ou informatisé vient moins me chercher. Dans les groupes de la dernière décennie, il y a peut-être Porcupine Tree, Coldplay et Muse (vite de même) qui ont sortis du matériel qui m'a vraiment inspiré. Sinon, l'ancien Radiohead est meilleur, idem pour Oasis, AC/DC, et tant d'autres.

Par contre au niveau littéraire, je crois que les anciens autant que les nouveaux courants ont des trucs sympas à offrir. Palahniuk, Bourguignon, Scott Card, Roth me font triper et j'ai hâte à leur prochain livre tandis que des vieux Hugo, Orwell, Dumas ou Golding viennent toujours autant me chercher. C'est peut-être parce que la littérature est le champ(s?) qui offrent les plus vastes possibilités sans avoir un moyen de transmission qui évolue (comme la télévision l'a par exemple).

Ce qui demeure, c'est que l'art divertit, communique, fait refléchir, émerveille. Et ça, espérons que ce soit de tout temps.

lundi 22 septembre 2008

Les plaisirs de la vie

Ordinateur portable: 1500 dollars

Lunch à la cafétéria: 6.25$

Accès internet pour la session: 10.75$

Profiter du fait qu'une fille oublie de se délogguer de son compte email pour envoyer le mail d'"amour" suivant à un gars qui se met ensuite à se questionner sérieusement, à brainstormer avec son coloc:

Depuis le jour où je t'ai rencontré, toi et ton petit air espiègle, c'est tout mon système qui se dérègle. Mon amour est torrentiel, je t'offrirais le ciel. Tel un petit gamin, tu es le plus séducteur des chérubins. Depuis longtemps j'espère que le soir venu, tu m'appelleras et me susurreras "Man, je t'aime".

Depuis cette nuit des 1000 tourments, je regrette amèrement, je ne m'offris pas à toi et encore aujourd'hui j'en ressens émoi. Quel erreur se fut, je t'aurais grimper avoir su.

Soit mon lover, le métronome de mon lit, si tu me dis non c'est game over, je commettrai un délit.

Fuck me little phoque.

Your darlling

Ça n'a vraiment AUCUN prix. Pour le reste, il y a mastercard.

Dansons

Chaque fin de semaines, les nombreux disciples revêtent leurs plus beaux atours. Le code vestimentaire est strict, le jugement dur et facile. Les monastères se bondent, les églises se remplissent, c'est l'ère des nouveaux temples, on vient communier collectivement et s'abreuver du plus alcoolisés des sangs. Loin d'être croyants, c'est plutôt leur désaveu, leur scepticisme qui les unissent. On entame les psaumes selon Kanye, Justin, Rihanna, Britney. On écoute les homélies d'Eminem, de Diddy.

On est pas croyants mais ont la foi. Celle de trouver mieux. Et en attendant, on se saoule, oublie, se frotte, s'amuse. C'est le désabus et tout le monde a bien bu. On recherche les pécheurs, les penseurs. La différence, la conscience, tant de capitaux péchés. Les vitraux tremblent sous les assauts de basses battant la cadence des déhanchements indécents de fidèles qui bien plus que paradis cherchent septième ciel.

On se dit libres esprits, libertins pratiquants. On est pourtant esclave. Assujetti aux évangiles de Lacoste, de Puma, assoiffé des épitres de Quiksilver, tributaire des lettres de Calvin Klein apôtre aux épicuriens. Et on danse. Oh on danse, se jauge entre complices, se sélectionne sur de bas critères. On se frictionne mutuellement, comme une onction épidermique, le baptême sempiternel du sexe tel rite purificateur.

Et on dépense. C'est la communion inverse, une eucharistie monétaire à sens unique, le sacrifice à la Grande Mère Amusement. La lutte à montrer qui sera le plus pieux, le plus charitable, le plus départi de ses écus, comme l'était Job de son fils. Car tout ça berce dans le plus paradoxal respect. L'entente de bercer dans le ridicule collectivement, d'ensuite se juger silencieusement, ne brisant guère le voile d'une superficialité spirituelle. La plus hypocrite des compétitions, une salse de dévots débauchés aux vertus malléables.

Et on a peur, surtout du vide.

samedi 20 septembre 2008

Bébelle moi le lot

Avez-vous l'esprit mal tourné? Gageons que oui. I do.

The Impossible Quiz. Parce que c'est mettre la main dans un engrenage dont on ne sort plus.

La chanson qui berça ma jeunesse. On 2 fucking guitars!

Pour les fuckés comme moi qui aime la poésie. Ici. Un de mes préférés de Baudelaire.

vendredi 19 septembre 2008

jeudi 18 septembre 2008

L'Imposteur

Il y a de ces mystères dans la vie. Dernièrement, celui qui meuble la mienne, qui me titille constamment, me chatouille l'épiderme, m'hérisse le poil de jambes, c'est un mec douteux. Un étrange, un mystérieux, un particulier, un fan des Soeurs Elliot. Trève d'énumérations, passons au vif du sujet.

Après un peu plus d'un an, on en vient à connaître les gens avec qui on étudie. On accumule cancans, informations et jugements, le triolets du savoir interpersonnel. Or il y a un jeune homme que les brumes du mystère englobent. Entré en même temps que nous dans le BAC, le gars semble un peu louche à la base. Bouche écumante, regard déviant, hygiène dentaire discutable. Jusque là, nul matière à s'alarmer. Ses pratiques scolaires sont également douteuses. Le gars dort dans les cours, en ronflant abusivement fort, se gâte les crosswords du jour, ne prends pas de note. Il est clair qu'à moins d'avoir affaire à un génie, l'énigmatique spumescent ne fera pas long feu.

Comme de fait, ses résultats semblent névralgiques et on le surprend à mentir sur ses notes, gonflant en A+ d'ordinaires scores. Anguille sous roche ici. Mats Sundin sous parapluie. Il se trame des trucs.

La session termine, rien à noter, la vie suit son cours. À la deuxième session, nous sommes semi perplexes de le retrouver parmi nous. Ses présences sont plus sporadiques que jamais. Des doutes s'installent. On l'observe, il est devenu littéralement l'objet d'une fascination collective underground. Quelqu'un a la brillante idée de noter s'il est présent au test. Stupéfiquement (parce que je suis le pionner des adverbes), le gars n'y est pas. Nous sommes semis sidérés, du genre comme quand Éric Salvail va faire son coming out officiel. Intrigué, un wise loup a l'idée de demander à notre protagoniste comment il avait trouvé le numéro 16 d'un test comprennant 10 questions. L'obscur homme de se répendre en commentaires, analyses et couinements. C'est là que l'aventure devenait grandiose (go les superlatifs).

Cet été, en véritable mission collective, certains comparses usent de positions officielles afin de fouiller le registre universitaire. Le nébuleux perfide n'est officiellement pas inscrit à l'Université pour la session automne 08. Or depuis le début de l'année, il répond fucking présent. Il dit faire des devoirs, se préparer pour les travaux pratiques. On commence à capoter un peu. Des hypothèses fusent. La plus en vogue, c'est qu'il n'a pas les testicules d'annoncer à sa mère qu'il a lamentablement échoué. Cette dernière venant le reconduire chaque jour sur les lieux du savoir, peut-être y a-t-il une pression indue exercée.

Moi mon guess, c'est qu'un jour il va tous nous descendre. Ça va faire un criss de bon billet de blog.