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mardi 20 janvier 2009

Le Multi

À chaque début de session, les bourses en prennent pour leur rhume. En plus des fournitures scolaires, des frais d'inscription, de l'abonnement au réseau sans-fil universitaire et d'une cargaison d'éthylique liquide pour raviver nos pauvres coeurs en péril, il faut se procurer une multitude de bouquins. Mais pas de livre exaltant, pas de roman fascinant, de biographie passionnante, de revue de madames à poil toute en pilosité. Non, que des circuits Gilles Villeneuve de la littérature, des ramassis de formules (on fait du mieux qu'on peut quand il se fait tard). Or cette session-ci, c'est différent. Aujourd'hui, je me suis procuré Le Multi.

Le Multi Dictionnaire de la Langue Française.

C'est que lors de notre première cours, l'enseignante, pupilles dilatées, tressaillements cardiaques et spasmes vocaux à l'appui nous avait vanté sans borne les mérites de l'ouvrage, que dis-je, de la bible du français. C'est donc d'un gambadement fébrile trahissant mon excitation toute juvénile que je me suis rendu à la coop scolaire afin de me procurer cet outil qui me guiderait vers les plus haut sommet dans ce cours où métaphore rime beaucoup trop souvent avec impropriétés à mon goût.

Scindant la masse grouillante de jeunesses avides de savoir, je me saisis du dictionnaire. Sur la couverture, on m'indique que ce dico est approuvé par le ministère de l'Éducation du Québec! Attaboy! J'aperçois ensuite le prix. 40 bidous seulement mon Michou. J'exulte.

2 billets verts pour parfaire mon contrôle de la synthèse typographique. 4 billets mauves pour m'informer de l'intégration de québecismes conformes au bon usage. 8 billets bleus pour profiter de l'ajout de nombreuses formes fautives. Plein d'autres coupures monétaires pour pleins d'autres avantages de même.

Grâce au Multi, je sais désormais qu'on ne dit pas mélange à gateau (hell no) mais bien préparation pour gâteau. Je me promets qu'à chaque jour, je me coucherai moins idiot grâce au Multi. Le Multi, c'est fantastique.

mercredi 7 janvier 2009

L'opinion d'autre truie

Il me semble que l'un des conseils les plus galvaudés et surutilisés qui soient consiste en une recommandation viscérale à ignorer promptement l'opinion d'autrui. "Ce que les autres pensent, on s'en fout, fis toi pas à ça" de proclamer diligemment la masse grouillante. Parfois j'ai l'impression qu'il s'agit là d'un commandement universel, d'une vérité de La Palice à appliquer sans faute.

Et pourtant, dernièrement, on m'a reproché à deux ou trois reprises de me foutre de ce que les autres pensaient, chose qui semblait désormais faire figure d'ultime péché. Or, je suis à des années lumières de me moquer du jugement impartial de mes contemporains. Solo de paradoxes.

Je suis d'avis qu'il relève tout simplement de l'impossible de se ficher entièrement des avis extérieures. Inévitablement, on reçoit de l'information qu'on gère chacun à notre façon. Assurément, une attention est portée au jugement d'autrui. Maintenant, ce qui varie d'une personne à l'autre, c'est la propension à faire abstraction des côtés déplaisants, c'est combien on modifie son comportement pour s'adapter aux autres pour obtenir leur assentiment.

Il demeure que le fait me semble être que cette phrase contient beaucoup trop de verbes d'état. Le fait est aussi qu'il m'apparaît naturel que chacun recherche l'appréciation de son entourage, désire obtenir jugement positif. C'est donc dire que lorsque l'opinion extérieure est positive, elle est assurément à accueillir à bras ouvert, il n'y a là que du positif. Pourquoi vouloir s'en foutre? Masochisme quand tu nous tiens.

Il faudrait bien plus favoriser la minimalisation des critiques qui sombrent dans le négatif sans tremper dans le constructif. Car en effet, il serait une fois de plus ridicule de vouloir rejeter en bloc toute opinion négative. Probable qu'en opinion négative réside bien plus de sagesse qu'on veuille le voir.

Tout ça m'apparaît froide logique or combien de gens peuvent affirmer appliquer ce processus couramment? Trop peu.

On essaie plutôt de modifier sa nature, altérer son image pour se camoufler dans ce qu'on croit être le paysage ambiant. Aussi, on gaspille tellement de temps à tenter de convaincre les autres que nous sommes bons, que nous sommes honnêtes. Combien de fois par le passé j'ai gaspillé kilojoules à tenter de convaincre quelqu'un que je disais la vérité ou que mon opinion était valable alors qu'au final, si on est persuadé soi-même de la véracité ou du bien fondé de nos propos, on devrait n'avoir rien à cirer de l'opinion à ce niveau de son interlocuteur. C'est sans doute la partie la plus difficile. Pour ma part, j'ai l'impression d'y arriver de plus en plus, les seuls débats que j'ai depuis quelques mois en étant d'idées intéressantes ou de divertissement ludique afin d'interpeller la stupidité crasse et voir son tordu développement. Il n'en fut vraiment pas toujours ainsi.

Pour le reste, la clé réside encore et toujours dans la confiance et le relativisme. On en vient vite à réaliser que dans la plus qu'énorme majorité des cas, l'opinion d'autre truie est d'une insignifiance profonde. Et la vie devient alors si ensoleillée et ludique, il y a tellement de plaisir à extirper lorsqu'on analyse les pensées que les autres ont de soi lorsqu'on a le détachement pour le faire joyeusement. Il s'agit là d'un des grands plaisirs de ma vie, je vous le souhaite.

Car au fond, la vie repose sur une dose certaine d'égocentrisme. Pourquoi ne pas appliquer cet égocentrisme à son identité, la chérir et ne pas l'altérer inutilement.

Et si ce texte vous semble confus et clair comme la peau de Michèle Richard, et bien je m'en fous.

Yo

Babe depuit kté parti sérieux ser tro la perdission. Jtais ton roi tétais ma renne, babe toi pis moi stait forever. De mon coeur ta complaieter la démmoliton, for me happiness is never. Pourtemps le jour ou jté vu darline stait le coudfoudre, slowly mes jambes sont sont mite a se dissoudre.

Cauz you know what (WHAT), ter comme ma drogue bé sans toi jpeux pu triper. You and me stait tellement cho, tes seins comme des pins cho, ton ptit cul racing que toute la nuit je zingue, bing.

Not histoire d'amour ster tellment vrai, je vivrer pu jamais sa jel sais. Notre duo, le soleil si bo, la nuit des étoilés, souviens toi bé, ô tu mavais so sucer. You and me stait fusionaile, on habitait presk au 7e ciel, ta chate qui goute le sel, mon sperm qui goute le miel, tétais vrm ma mamzelle, ma ptite gazelle.

J'me souviens d'une nuit, the rain qui sur ton corps pearl, so chaude ma babygirl. Tétais ma meuf, je kiffais trop, on ser aimer malgrer les sanglots. Poule toi et moi stait tro profond, jamais joublierer ser émotions. Jpourrer jamais total zapé ses semaines kon a échanger.

Pi cum tout le temps, j'ai tout bouziller, jme suis peter, kess tu veux boules méclater ser ma vie. Jtun bad boy, tu kiffais too mush quand jtais gangsta, dans vie fo fère ser choix, po facile statuer, les choses son skel son. Je ser je t blesser, on peut po reculer, g gaffer. Je suis faible, trop de bo-t et moi et tout mes pécher. J'espere kun jour tu sauras me pardonner, la nuit ou ayeur jai sauter.

Je ser kon peut pas reparer les pots casser. Au mieux jaime el fumer héhé. Jespere kun jour tu pourras me pardonner, you and me forever Babygirl.

xxXxXxXxxXXX
Peace

mardi 6 janvier 2009

House

Toujours à la recherche de nouveau personnage à idolâtrer pour combler le vide émotif qui lentement consume ma pauvre vie, j'ai commencé à écouter House MD dernièrement et voilà, Gregory House is my man. Peinturé à gras traits, le personnage est gros, assurément, mais son charme n'en est que plus titanesque.

Greg Boy, quand tu es le personnage le plus caustique du petit écran, quand tu mitrailles ton sarcasme sans pitié, quand tu te joues même de ton seul ami, quand tu te fous éperdument de ce que puisse penser l'univers et surtout, surtout, quand tu gagnes, je t'aime du plus profond de mon coeur de chérubin. Je t'aime comme adolescente faisant ses premières découvertes manuelles dans l'ici-bas en pensant à Boys Band. Je t'aime comme Jean-René Dufort s'aime. Je t'aime parce que comme un grilled cheese en ardu matin, tu es parfait.

Ô bien sûr, ta vie est parsemée de coups de seringue inorthodoxes, de procès malencontreux, de déchirements relationnels épiques, mais au fond, je pense que ça te fait bien rire. Parce que la vie est une curiosité. That's why you're the best.

mardi 30 décembre 2008

Doux poème, ultime théorème

Né d'éthylique collaboration avec sweet petit p, pour initié seulement:

Dès le moment où je t’ai vu avec tes deux gros trémas
J’ai su qu’en début de période seraient nos ébats.
Aussitôt que j’eus aperçu ton plantureux décolleté
Ma verge à problème théorique de prob emprunta dureté.

Ton corps comme le miroitement d’une grosse prestation
Me pousse indéniablement vers les plus vicieuses tentations.
Ton insatiable appétit sexuel j’adorerais bien rassasier
En te pourfendant de ma plantureuse indemnité.

Tu es le songe idéal lors de mes longues nuits mornes
Telle la plus fluide des intégrales sans borne.
T’avoir dans mon lit serait la plus inouïe des chances
Autant qu’avoir un bon prix pour une assurance.

Quand je pense à toi, à nous, j’ai le trémolo
C’est un peu comme découvrir la borne de Kramer-Rao
Veux-tu, ô grande beauté des plus magnifiques,
Avec moi t’engager dans le plus beaux des processus stochastiques.

Unissons-nous selon les traditions bayesiennes,
Ma douce, s’il-te-plait sois mienne.

dimanche 21 décembre 2008

Insolence

C'est un classique, après avoir été malade comme un chien, on savoure vraiment le fait d'être en santé, de respirer sans mal de coeur, d'avoir la tête légère. Similairement, on oublie souvent à quel point la vie est savoureuse et fantastique en temps un peu plus rude pour se le rappeler avec vigueur une fois ces temps oubliés.

Je déconnais ce soir autour d'une sweet poutine dans un doux restaurant avec de sympathiques chummys et je réalisais que je m'égare parfois à être sérieux. Je ne suis plus l'insouciant jeune homme qui se marrait de la vie elle-même. Je m'éloigne de l'invincibilité juvénile qui m'animait, de cette époque où nous étions cons et étions assez intelligent pour apprécier le fait qu'on pouvait l'être.

Ainsi donc, je serai bref vu mon précaire état et je terminerai en vous incitant à la folie, à la légèreté. Copulez, savourez, flatulez. Écoutez du Samantha Fox. Do it.

Touch me, touch me , I wanna feeeeeeeeeeeel your body.

vendredi 19 décembre 2008

Yeah

Levé à 10h, j'ai pris un bain en lisant mon journal, je ne fais rien de constructif, suuuuuuuuuuuuuperbe!

lundi 15 décembre 2008

Décompte

Ce soir, cet instant, cette seconde, rien, tout, la vie s'y résume et s'y berce un moment, une infinité, et au loin une vague pensée qu'il faudrait oublier. Je suis là et je gage que le passé n'est pas gage du futur qui, me semble, n'engage à rien.

Je réfléchis à la rengaine qui vicieusement dégaine et me dit qu'au fond, m'y voilà au fond. Non pas le fond de la pensée mais bien le fond du fond, le fond du puits, la fin de la vie. Je suis là, je ressasse et voilà, ce n'est pas sensass. Je me bats pour ne pas être triste bien plus que pour être heureux, comme si voler n'était plus à la mode, qu'il fallait croupir, allons...

Je m'égare, je suis à bord du plus éparse des wagons et j'ai si peur de ne jamais trouver gare. Ma vie, des rails divaguant en contrées houleuses et hostiles.

Encore cette peur, celle d'être ce Peter Pan qui oublie comment voler. Celle de rétrécir en grandissant. Sentir son coeur si loin du choeur. Et si Neverland n'avait jamais exister, non jamais, never...

Je divague, ma vie comme une brume où se juxtaposent follement rêves et cauchemars. J'oublie à en oublier même la notion de l'oubli, les jours défilent sans que je ne saisisse l'essence de leur sens. Je cours, je suis en retard, je suis confus. Je m'enfuie comme pour échapper à mon rendez-vous avec le bonheur. Qui sait seulement s'il a été scédulé.

Plus ça change, plus c'est désespérément pareil. Une déchirante routine, une pérenne larme, un soupir infini. Fais-je erreur? En aurais-je simplement le droit? Les nanosecondes tels des espaces temps qui se déchirent, tant de vies qui s'échappent. Je ne saisis guère ce qui se passe. Je suis dépassé par la plus salace des passes. Je suis Holden Caulfield, je suis Ziggy Stardust, je ne suis rien.

Je détruis, je suis le plus mesquin des naïfs, la dichotomie morale incarnée. Mes mains sont vides. Elles sont pleines. Pleines de ce sentiment que tout pourrait être si différent mais surtout si désespérément pareil.

samedi 13 décembre 2008

Wow

Il y a de ces classiques que l'on avait oublié. Et comme ça, tout bonnement, alors que la lassitude nous guettait en plein étude, elle nous les ramène. Je suis bouche bée René.


Dresseur

C'est cyclique, depuis peut-être 8 ans, une fois aux 2 ans, j'ai une fièvre qui monte en moi. Je vais m'acheter un coton ouaté gris chiné chez Sears, je fais une provision de chips, je me procure un 6 litres de jus de canneberge. Je m'installe dans le coin le plus sombre de ma demeure, j'entre en transe et je commence une partie de Pokémon Bleu. Mon mentor, le véritable, le Professeur Oak s'enquérit de mon choix comme créature de départ, déchirement s'il en est un. Si Squirtle est coquet et solide contre les pokémons roches de la première badge, il en arrache contre ceux d'herbes présents en début de jeu. Similairement, Charmeleon le rebel connait sa part d'ennui lors de l'obtention de la deuxième badge. Bulbosaur sera donc mon choix. Hell yeah. Mon ennemi, que j'aurai baptisé en pigeant dans le champ lexical du génital parce que c'est TELLEMENT drôle, aura ensuite l'audace de sélectionner le pokemon parfait pour me vaincre. Mon épopée pourra alors débuter, le mythe revivra.

Qu'on m'épargne faciles et frivoles jugements. C'est que l'opinion publique fut malencontreusement entachée par l'avènement des cartes Pokemon, sacrilège ultime. Parce que le jeux vidéo, on peut le dire, est un ultime classique qui mérite une place au panthéon de la chose, au coté de Evander Hollyfield Boxing, NHL 2002 et Super Smash Bros. La série télé quant à elle n'était pas SI pire. Ah, combien de gaufre au sirop d'érable ai-je pu engouffrer en écoutant les aventures de Ash dans ma naïve jeunesse? [Insérez nostalgie]

J'étudie et j'ai des envies de jeu. Je n'ai pas encore mis l'émulateur sur mon portable, je me connais trop. Cependant, je m'immisce dans des forums, je lis sur le choix du pokemon de départ, sur où obtenir un Magikarp, sur quelle évolution d'Evee choisir. Je pourrais aussi me procurer un Game Boy, ça serait tellement délicieux.

Ce qui est sur, c'est que je serai le meilleur dresseur, je me battrai sans répit, je ferai tout pour être vainqueur et gagner les défis. On ne pourra pas dire que je ne caresse pas de grandes ambitions. I'm gonna catch them all!

mercredi 3 décembre 2008

Censure

Pour la première fois depuis que je dégobille mes résidus lyriques sur cet espace, je me suis directement censuré. Même si parfois je sélectionne mes sujets, j'arrange mes phrases, je prends plusieurs précautions, j'ai aujourd'hui atteint un nouveau sommet: j'ai supprimé un ancien texte. Pour les zélés qui suivraient l'action, il s'agit de Rire-de-Marde.

J'ai longtemps hésité avant de publier le coquin texte qui se voulait moqueur tout au plus. Le fait est que j'ignorais si je tombais dans la méchanceté. Longtemps dans ma vie, j'ai jugé de ce qui était correct de dire ou d'écrire sur quelqu'un en me basant sur quelle serait ma réaction si l'on disait ces choses de moi. Or, avec le temps, j'en suis venu à réaliser que j'avais le dos anormalement large, que j'avais une capacité d'auto-dérision faisant figure de donnée aberrante dans le gigantesque échantillon qu'est la société. Parce qu'au fond, lorsqu'on affirme quelque chose sur ma personne, j'ai ce fou réflexe de prendre du recul, relativiser et juger à la fois du bien fondé et de l'importance des propos. La propension au je-m'en-foutisme.

Donc j'hésite, je pèse le pour et le contre. Je trouve le texte bien cocasse, sans mesquinerie, demeurant dans le niveau acceptable. Cependant, conscient que mes standards ne sont pas communs, je demande confirmation à deux ou trois personnes qui semblent tendre vers la même ligne de pensées. Ben bon Manon, j'envoie la sauce en faisant fi de tout doute ayant l'audace de persister.

On ne semble pas trop s'offusquer par voie de commentaire, une ou deux personnes me trouvent un peu dur. Compréhensible. J'en parle quand même encore à deux ou trois personnes de mes doutes persistant. J'ai un passé trouble en la matière, je vous raconterai peut-être un jour lorsque je serai dans une humeur furieusement confidente.

Toujours est-il qu'aujourd'hui, quelqu'un a été vachement offusqué par ledit texte. S'insurgeant avec force, cela a redonné vigueur à mes doutes. De plus, semblerait que mon blog a coulé de façon quelconque parmi les gens de mon BAC (ce qui me met en TABARNAC beau fusil) et je ne voulais pas prendre la chance que le jeune homme en question tombe sur le texte en question et fasse partie de ces personnes qui ne font pas la même part des choses que moi. De plus, comme je semble la saveur du mois, je crains qu'on se serve d'un truc que je voulais léger pour tourner au ridicule un gars sans malice. Out le texte.

Mais en même temps, je ressasse ma décision depuis tout à l'heure et j'hésite encore. J'ai toujours trouvé difficile de tracer la ligne entre l'acceptable et l'anglais de Pauline Marois. Si j'avais à tracer une ligne, aussi sommaire soit-elle, je dirais que je me permets de rire ce sur quoi la personne a contrôle. Ainsi donc les actions commises peuvent être sujette à railleries, idem pour le choix vestimentaire, les paroles, la coupe de cheveux, le rire. Là où je décroche, c'est lorsqu'on parle d'incontrôlable: allure physique, handicap, famille.

Certaines personnes cependant poussent l'audace à dire qu'on ne devrait pas rire de personne explicitement. À ça je m'offusque avec véhémence. Je me réclame du droit à la raillerie. De plus en plus, j'ai l'impression que l'on a plus le droit de ne pas aimer quelque chose. Qu'il faut nier les différences. A-t-on seulement encore le droit d'haïr? La susceptibilité me semble atteindre des niveaux stratosphériques. Booo.

dimanche 9 novembre 2008

Again

I'm drunk. I'm wasted. I'm busted. I'm Jacques Parizeau in crucial moments. And sometime, when it happens, I start to speak in english. A very very approximative one. I screw up verb tense, I put s where there aren't and vice versa. I write extremely short sentences. Stuff like that, you know. I also say you know a lot. You know?

The fact is that, I'm passing through a more depressive part of my life. In those cases, I get stupid, I use the fact that I'm young as an excuse, and I get lamely drunk. I scream stuff like "Fuck the world", "You scum mothafucking bag", "Lick my salty balls" and "Tabarnac". You know.

So I did one of my classic. I bought a lot of beers and I watched Forrest Gump. Hell yeah. I watched it cause it gets me so emotive. I'm so girly. My favorite character is probably Lieutenant Dan. The guy who lose is legs. I always find his story pretty moving. At first, he's so focussed on honor and pride, those concepts only worshiped by fool man and old woman. But slowly, he opens up and learn to really appreciate the fact that he's alive, life is beautiful and also short. Exactly like the skirt we love the most.

And now the movie is over. Forrest talking to the tombstone of his wife scene is always great. Tom Hanks is one of the best motherfucking actor on earth. I'm in front of my screen and a tear came to my eye. I swear it, that's how much of a moumoune I am. There is a scientifical term for that type of person, I read about it on a serious magazine, it is a technical word used in advanced psychology: LOSER.

I'm done showing my poor english publicly. I'm gonna go grab some sleep. I'm gonna finish this by saying: Crucial moments are like stinking vaginas, there are hard to recognize until you're actually into them.

jeudi 6 novembre 2008

Limites

Je suis fatigué, usé.

J'ai des cernes qui grandissent à vue d'oeil (héhé).

Quand je réfléchis trop aux trucs qui s'en viennent, j'ai des pointes de panique.

Le nombre de chiffres significatifs est devenu un enjeu majeur de ma vie.

Je deviens fou.

samedi 1 novembre 2008

Alouwine

C'était la soirée des déguisements, des bonbons, des décorations lugubres, des pédophiles. C'était Halloween ce soir. Une ribambelle de bambins prenait d'assaut les pavées de la ville, motivés par la plus noble des juvéniles quêtes, celle de récolter une multitude de friandises.

Un peu partout en Lévis, des Superman, Batman, démons, Louise Cousineau, fantômes, clowns, fées. Les gros déguisements. On récolte la manne qui passe à l'aide de citrouilles de plastiques. Des enfants de 5-6 ans se font trainer dans des chariots par leurs parents. Il y a un topo sur les dangers du 31 octobre à TVA. La vie est un danger, on l'oublie trop souvent. Les enfants courent partout dans la ville. Ils sont heureux. Insouciance quand tu nous tiens.

Et je ne peux m'empêcher de voir ses jeunes gens célebrer la vie, fringant, naïf, innocent, joyeux, comme des filles de 15 ans dans un bar, et me remémorer nostalgiquement ma jeunesse, époque où j'arborais le toupet avec une désinvolture encore inégalée à ce jour dans nos contrées. Je repense à "dans le temps" et me souviens combien j'haïssais l'Halloween.

C'est que je n'aime pas les bonbons. Au mieux, je gardais les barres de chocolat (Mars, Snickers et Aero ONLY, hell yeah) et les caramels Kraft (the real one). Le reste, trop de sucre artifiel, de saveur ajouté, de texture bizarre. C'est donc dire que ma motivation était assez limité.e Dans le spectromètre de la willing-itude à faire du porte à porte, j'étais au point opposé d'un témoin de Jéhovah, genre. Mais j'étais entouré de gens déterminé. Donc j'endurais. Mes bottes Artic Cat au feutres usés ne me protegeaient pas suffisament des assaults de mère Nature qui se faisait impitoyable en cette période d'embrasure hivernale. J'avais frette au pied, la morve au nez qui diluait mon maquillage, et moi, petit bonhomme qui rageait.

J'ai donc une profonde rancoeur envers l'Halloween. Je suis un genre de grinch. Je n'aime pas me déguiser. Un vrai jeune homme incapable de se remettre de ses traumatismes passés. [Honomatopé de chat]. Oui.

Mais malgré tout, je fais mon effort de guerre et depuis quelques années, j'ai un rituel qui consiste à me gaver de film de peur. Et parce que je me sens frivole, go le top 5 esti esti.

1. Shining
Pour la performance du vieux Jack et pour l'apparition des deux gamines qui m'avait vraiment fichu la frousse quand j'étais gamin. Aussi, un peu, parce que le roman de King était vachement bien.

2. The Exorcist
Parce que c'est tellement creepy, parce qu'on le disait basé sur des faits réels.

3. Rosemary's baby
Parce que l'empreinte de Polanski est magistral, l'ambiance est si glauque, parce que l'idée d'enfanter le fils du diable est géniale/marquante.

4. The Silence of the Lambs
Pour la performance d'Hopkins, sans aucun doute le personnage qui m'avait le plus marqué lorsque j'étais jeune. Quelle présence. Et le roman d'Harris était splendide aussi.

5. Saw 1
Parce que le suspense est si dense, parce que lorsque je l'avais vu à l'époque, je mettais dit que je n'aurais pas voulu être le voisin du scripteur. Et parce que le personnage de Jigsaw, malgré tout, amène à réfléchir.

mardi 28 octobre 2008

Faux

3h45, j'en suis à tirer d'étranges conclusions à même les brumeux méandres synaptiques de mon cerveau. Quand tu te sens le besoin de dire des trucs tels "je m'en fous", "ça ne me fait rien", "je m'aime comme je suis", c'est que c'est probablement tout le contraire. Autrement, c'est simplement une évidence, pas besoin de le formuler à voix haute pour tenter de se convaincre, non?

Je m'en fous pas mal moins que je le dis, globalement.

samedi 4 octobre 2008

Cuisine

Quand je serai grand, je cuisinerai mes plats. Le samedi soir sera l'occasion d'étaler ma virtuosité culinaire au grand jour devant une pléiade de camarades invités pour l'occasion. J'aurai plus de livres de recettes que de cd. J'aurai une cuisine de stainless, des couteaux ultra acérés et des comptoirs à perte de vue.

J'aurais une barbe semi hirsute, les cheveux en bataille, les yeux illuminés. Je maitriserai les casserolles comme pas un. À 50 ans, je porterai des chemises trop amples visant à masquer mes man boobs développé au cours d'une vie épicurienne à outrance. J'aurai le rire facile. Et surtout, je mangerai, me gaverai de saveurs.

Nous décanterons notre vin avant de le boire. Je mettrai du sirop d'érable lors de la cuisson de certaines viandes pour enlever l'amertume de cette dernière. Je consommerai des produits du Québec, cueillerai mes fruits à mêmes les pâturages, élèverai des agneaux dans ma cour arrière pour ensuite les consommer. Nous commencerons nos repas avec une ceviche de pétoncles, nous n'utiliserons pas de la limette normale, que de la yuzu. Nous ne mangerons pas de soupe, du gaspacho plutôt. Nous nous délecterons de truite en papillote à la poire et au Mistelle.

Nous choisirons notre vin en fonction du repas. Nous dirons des trucs comme "oh, il revient bien en bouche" ou encore "on m'avait bien dit que ce cépage était fort fruité, ouh ouh". Nous éclaterons de rires clairs et complices. Nous finirons de manger tard, le nez rougi, nous ferons la vaisselle dans l'harmonie, un peu de jazz comme musique de fond. Nous boirons un digestif, affalés sur des divans de cuir, parlant politique, littérature, philosophie.

Nous serons tel Christian Bégin. Mais pas de mobylette. Hell no, pas de scooter. Je vais avoir du fun en maudit.

mercredi 24 septembre 2008

Futur

J'ai fait un étrange de rêve hier soir, des gens de mon entourage se sectionnaient les paumes avec des roulettes à pizza, le regard vide, dégobillant de folles phrases. Une lectrice de ligne de la main sévissait dans le village et chacun voulait modeler son futur, le tout sur un fond de musique psychédélique. Weird.

Ça m'a fait un peu penser à une expérience passée aberrante.

Et ça m'a fait penser à combien les gens sont obsédés par le futur. Combien ils me semblent souvent insécures et prêt à gober un peu tout ce qu'on leur dira. Il y a vraiment une industrie de la lecture de bonaventure, elle est probablement fleurissante. C'est la cartomancie, les horoscopes dans les journaux [insérez jugement facile sur les gens qui lisent ça et y CROIENT], les tireuses de cartes, Richard Desmarais, la numérologie et autres. Et surtout, surtout, c'est les lignes ouvertes le soir à TQS.

Combien de fois suis-je revenu d'une soirée, définitivement chaudaille, et me suis assis devant mon téléviseur, observant la succulente Jocelyne ou le plantureux Jacob prodiguer leurs judicieux conseils à de pauvres gens appelant en désespoir de cause à grands coups de phrases vagues et de vérités de La Palice.

Je voudrais partir sur une envolée littéraire incroyable, pourfendant les gens qui profitent des naïfs et tout. Défendre la veuve, l'orphelin et Vincent Gratton. Y aller d'une analyse profonde des motifs pour consulter ce genre de trucs. Mais voilà, Isabella m'a prédit l'amour, je pars à sa recherche.

mardi 9 septembre 2008

High

Je vole plus haut que peut l'être la paire de mamelles de Jenna Jameson.

Les choses dans ma vie semblent s'enchaîner avec une fluidité inversement proportionnelle à celle des dialogues de conservateurs dans leurs pubs télés. Après un été désertique cervicalement, mes pauvres neurones ankylosés se dépoussièrent lentement. Je passe de morosité à fonction de densité. Boom.

Je parle à des employeurs dans le moment, je réalise que j'aime mon choix de carrière. Je suis content de renouer avec les zélés étudiants de ce mystique BAC. Je viens de me dénicher un boulot universitaire, la grosse affaire. J'ai de l'alcool et de la nourriture gratuite à l'infini cette semaine (c'est déstabilisant). J'ai bon espoir de me dénicher un stage qui saura probablement déboucher sur un emploi futur. Regorgeant de diverses nouvelles entrées d'oseille, j'ai quasiment l'impression que je pourrais me payer la compagnie d'une jeune demoiselle dans le sens d'afford, laissant les péripatéticiennes aux plus désespérés. Reste à trouver téméraire. Je scrute à la loupe, candidates en vue, tel un Herby Moreau en tournée, à la recherche de l'interprète de la mélodie du bonheur [Juger l'auteur ici].

Je suis mû d'une frivolité soudaine. J'ai constamment la ferveur d'une prépubère à un show des BackStreet Boys, l'excitation d'un libéral devant la progéniture de old boy PET, l'excroissance qui croît comme croit républicain (tricky one). Je me crois revenu à la fin de mon secondaire, là où la sobriété semblait domaine du mythique. Je suis Éric Lapointe en pas chanteur, propre pis pas petit. Oui, je le suis.

En ce moment, j'écoute de la flûte de pan, en quête d'ésotérisme en visualisant des concours forestiers à RDS. Quand je serai grand, je serai David Bolstad.

lundi 1 septembre 2008

Indécent

Parce que se sentir vieux à 20 ans c'est comme critiquer Scarlett Johansson, ça ne se fait pas, je me suis senti mal dernièrement lorsque j'ai eu l'impression d'être vieux tandis que je cassais la croûte en fin de soirée au lieu de prédilection culinaire d'une génération effervescente: le McDo. En effet, surroundé de fluo et d'expressions tel que "dééémeeeeent", je me sentais pris au dépourvu, troublé de mon ignorance totale de tous ses moeurs nouvelles.

Après m'être délecté de l'ultime amalgame du bovin et du fruit des glandes mammaires (3.1416) de la femelle de l'espèce (cheese double), je m'en suis retourné dans ma douce demeure, ne pouvant résister à la tentation de chanter à tue-tête Can you feel the love tonight? que le somptueux hasard avait tendrement posé sur ma déroute radiophonique.

Répendu sur mon lit, je laisse mon écran de portable me bombarder les yeux, yeux qui peinent à rester ouverts. Captant mon attention, un vidéo supposément utile à quiconque souhaiterait enradier la procrastination de sa vie. Croyez le ou non, j'étais là, seul, dans le noir et le silence et je faisais l'entiéreté des moves.

Cette nuit là, je feelais old peau en Jésus Christ de plâtre.

jeudi 28 août 2008

Fever

Nuit noire, une fois de plus. Je consomme ma solitude à coup de 355 millilitres, une solitude froide et pétillante. Glaciale mais qui me brûle le gosier et m'étourdit tandis que les minutes s'écoulent à une lenteur indécente. Il fait presque silence ici. Seul le bruit terne du réfrigérateur et le cliquetis de mes doigts pianotant sur le clavier trouble le calme absolu.

Dans ma tête, mon esprit, des notes brumeuses tardent à se matérialiser. Je respire lentement, écoute le bruit de mes inhalations régulières, on croirait y percevoir un rythme sous-jacent. Je me laisse vibrer à la fréquence de mon coeur. Je le sens pousser le sang à coup de pulsations, battant la cadence d'une musique qui m'échappe toujours. Inconsciemment, je tape du pied, nerveusement. Je secoue la jambe frénétiquement dans la plus totale insouciance. Et puis je prends une pause, tente de voir ce qui s'y trotte. Et je trouve enfin.

TRRRRAAAAAGGGGGGEDDDDDDYYYYY!