À chaque début de session, les bourses en prennent pour leur rhume. En plus des fournitures scolaires, des frais d'inscription, de l'abonnement au réseau sans-fil universitaire et d'une cargaison d'éthylique liquide pour raviver nos pauvres coeurs en péril, il faut se procurer une multitude de bouquins. Mais pas de livre exaltant, pas de roman fascinant, de biographie passionnante, de revue de madames à poil toute en pilosité. Non, que des circuits Gilles Villeneuve de la littérature, des ramassis de formules (on fait du mieux qu'on peut quand il se fait tard). Or cette session-ci, c'est différent. Aujourd'hui, je me suis procuré Le Multi.
Le Multi Dictionnaire de la Langue Française.
C'est que lors de notre première cours, l'enseignante, pupilles dilatées, tressaillements cardiaques et spasmes vocaux à l'appui nous avait vanté sans borne les mérites de l'ouvrage, que dis-je, de la bible du français. C'est donc d'un gambadement fébrile trahissant mon excitation toute juvénile que je me suis rendu à la coop scolaire afin de me procurer cet outil qui me guiderait vers les plus haut sommet dans ce cours où métaphore rime beaucoup trop souvent avec impropriétés à mon goût.
Scindant la masse grouillante de jeunesses avides de savoir, je me saisis du dictionnaire. Sur la couverture, on m'indique que ce dico est approuvé par le ministère de l'Éducation du Québec! Attaboy! J'aperçois ensuite le prix. 40 bidous seulement mon Michou. J'exulte.
2 billets verts pour parfaire mon contrôle de la synthèse typographique. 4 billets mauves pour m'informer de l'intégration de québecismes conformes au bon usage. 8 billets bleus pour profiter de l'ajout de nombreuses formes fautives. Plein d'autres coupures monétaires pour pleins d'autres avantages de même.
Grâce au Multi, je sais désormais qu'on ne dit pas mélange à gateau (hell no) mais bien préparation pour gâteau. Je me promets qu'à chaque jour, je me coucherai moins idiot grâce au Multi. Le Multi, c'est fantastique.
Le Multi Dictionnaire de la Langue Française.
C'est que lors de notre première cours, l'enseignante, pupilles dilatées, tressaillements cardiaques et spasmes vocaux à l'appui nous avait vanté sans borne les mérites de l'ouvrage, que dis-je, de la bible du français. C'est donc d'un gambadement fébrile trahissant mon excitation toute juvénile que je me suis rendu à la coop scolaire afin de me procurer cet outil qui me guiderait vers les plus haut sommet dans ce cours où métaphore rime beaucoup trop souvent avec impropriétés à mon goût.
Scindant la masse grouillante de jeunesses avides de savoir, je me saisis du dictionnaire. Sur la couverture, on m'indique que ce dico est approuvé par le ministère de l'Éducation du Québec! Attaboy! J'aperçois ensuite le prix. 40 bidous seulement mon Michou. J'exulte.
2 billets verts pour parfaire mon contrôle de la synthèse typographique. 4 billets mauves pour m'informer de l'intégration de québecismes conformes au bon usage. 8 billets bleus pour profiter de l'ajout de nombreuses formes fautives. Plein d'autres coupures monétaires pour pleins d'autres avantages de même.
Grâce au Multi, je sais désormais qu'on ne dit pas mélange à gateau (hell no) mais bien préparation pour gâteau. Je me promets qu'à chaque jour, je me coucherai moins idiot grâce au Multi. Le Multi, c'est fantastique.