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mardi 20 janvier 2009

Le Multi

À chaque début de session, les bourses en prennent pour leur rhume. En plus des fournitures scolaires, des frais d'inscription, de l'abonnement au réseau sans-fil universitaire et d'une cargaison d'éthylique liquide pour raviver nos pauvres coeurs en péril, il faut se procurer une multitude de bouquins. Mais pas de livre exaltant, pas de roman fascinant, de biographie passionnante, de revue de madames à poil toute en pilosité. Non, que des circuits Gilles Villeneuve de la littérature, des ramassis de formules (on fait du mieux qu'on peut quand il se fait tard). Or cette session-ci, c'est différent. Aujourd'hui, je me suis procuré Le Multi.

Le Multi Dictionnaire de la Langue Française.

C'est que lors de notre première cours, l'enseignante, pupilles dilatées, tressaillements cardiaques et spasmes vocaux à l'appui nous avait vanté sans borne les mérites de l'ouvrage, que dis-je, de la bible du français. C'est donc d'un gambadement fébrile trahissant mon excitation toute juvénile que je me suis rendu à la coop scolaire afin de me procurer cet outil qui me guiderait vers les plus haut sommet dans ce cours où métaphore rime beaucoup trop souvent avec impropriétés à mon goût.

Scindant la masse grouillante de jeunesses avides de savoir, je me saisis du dictionnaire. Sur la couverture, on m'indique que ce dico est approuvé par le ministère de l'Éducation du Québec! Attaboy! J'aperçois ensuite le prix. 40 bidous seulement mon Michou. J'exulte.

2 billets verts pour parfaire mon contrôle de la synthèse typographique. 4 billets mauves pour m'informer de l'intégration de québecismes conformes au bon usage. 8 billets bleus pour profiter de l'ajout de nombreuses formes fautives. Plein d'autres coupures monétaires pour pleins d'autres avantages de même.

Grâce au Multi, je sais désormais qu'on ne dit pas mélange à gateau (hell no) mais bien préparation pour gâteau. Je me promets qu'à chaque jour, je me coucherai moins idiot grâce au Multi. Le Multi, c'est fantastique.

jeudi 18 septembre 2008

L'Imposteur

Il y a de ces mystères dans la vie. Dernièrement, celui qui meuble la mienne, qui me titille constamment, me chatouille l'épiderme, m'hérisse le poil de jambes, c'est un mec douteux. Un étrange, un mystérieux, un particulier, un fan des Soeurs Elliot. Trève d'énumérations, passons au vif du sujet.

Après un peu plus d'un an, on en vient à connaître les gens avec qui on étudie. On accumule cancans, informations et jugements, le triolets du savoir interpersonnel. Or il y a un jeune homme que les brumes du mystère englobent. Entré en même temps que nous dans le BAC, le gars semble un peu louche à la base. Bouche écumante, regard déviant, hygiène dentaire discutable. Jusque là, nul matière à s'alarmer. Ses pratiques scolaires sont également douteuses. Le gars dort dans les cours, en ronflant abusivement fort, se gâte les crosswords du jour, ne prends pas de note. Il est clair qu'à moins d'avoir affaire à un génie, l'énigmatique spumescent ne fera pas long feu.

Comme de fait, ses résultats semblent névralgiques et on le surprend à mentir sur ses notes, gonflant en A+ d'ordinaires scores. Anguille sous roche ici. Mats Sundin sous parapluie. Il se trame des trucs.

La session termine, rien à noter, la vie suit son cours. À la deuxième session, nous sommes semi perplexes de le retrouver parmi nous. Ses présences sont plus sporadiques que jamais. Des doutes s'installent. On l'observe, il est devenu littéralement l'objet d'une fascination collective underground. Quelqu'un a la brillante idée de noter s'il est présent au test. Stupéfiquement (parce que je suis le pionner des adverbes), le gars n'y est pas. Nous sommes semis sidérés, du genre comme quand Éric Salvail va faire son coming out officiel. Intrigué, un wise loup a l'idée de demander à notre protagoniste comment il avait trouvé le numéro 16 d'un test comprennant 10 questions. L'obscur homme de se répendre en commentaires, analyses et couinements. C'est là que l'aventure devenait grandiose (go les superlatifs).

Cet été, en véritable mission collective, certains comparses usent de positions officielles afin de fouiller le registre universitaire. Le nébuleux perfide n'est officiellement pas inscrit à l'Université pour la session automne 08. Or depuis le début de l'année, il répond fucking présent. Il dit faire des devoirs, se préparer pour les travaux pratiques. On commence à capoter un peu. Des hypothèses fusent. La plus en vogue, c'est qu'il n'a pas les testicules d'annoncer à sa mère qu'il a lamentablement échoué. Cette dernière venant le reconduire chaque jour sur les lieux du savoir, peut-être y a-t-il une pression indue exercée.

Moi mon guess, c'est qu'un jour il va tous nous descendre. Ça va faire un criss de bon billet de blog.

lundi 15 septembre 2008

P.R.

La semaine dernière en fut une de prostitution. Peut-être est-ce parce que que je relis The Catcher in the Rye mais je me sens relativement cynique face à tout évènement mondain avec les employeurs, aux nombreuses discussions entièrement vides que je me suis efforcé d'entretenir.

Un combo de six 5 à 7, une journée carrière. Véritable mine d'observations de l'humain en mode séduction corporative.

La gente estudiantine a revêtu ses plus beaux atours. Les filles mettent de côté féminité car lorsque vient le temps de se dénicher un stage, on semble croire que courbes est synonyme de détour. De motivés jeunes garçons sortent leurs habits de bal, les costumes de papa ou délient les cordons de la bourse et se vêtissent de façon intensément propre. Des chummys se questionnent mutuellement sur leurs choix de cravate, faisant fi d'abstrait contexte tel la virilité.

Arrive le contact avec divers actuaires. Stressés un max, tout le monde veut faire bonne impression. Chacun pose d'inutiles questions aux représentants des compagnies, hochant fébrilement la tête par la suite avec une fureur incroyable, souhaitant ainsi communiquer à son interlocuteur que l'on s'abreuve avidement à la pure source de son noble savoir. On overlaugh à la moindre petite blague, éructant de gras rires, se battant les cuisses comme le ferait une pute pour changer le mal de place tandis qu'elle se fait enculer.

La bataille est féroce. Chacun a vite fait de savoir qui est le responsable des entrevues. Chaque minute à ses côtés est aussi aprêment disputée que l'était la place au fond de la bus au primaire. Instinctivement, la foule se masse en cercles concentriques, espèrant être de la prochaine vague qui aurait la chance de se faire dire pour une 6ième fois de la soirée comment c'est de travailler pour unetelle compagnie cette fois-ci de la bouche de l'ultime chaman, le manitou des ressources humaines. On fait la danse du stage, implore les dieux du service de placement.

Pour ma part, après une ou deux interventions pénardes, je me contente d'utiliser bar open et hors d'oeuvre à bon escient. Je regarde les gens s'exalter d'entendre pour la 14ième fois ce qu'est une journée typique d'un travailleur en consultation de régimes de retraite. Je récolte clé USB, flyers, cahiers de note et stylos. Les trucs promotionnels s'amoncellent dans ma voiture.

By the way, j'ai fait le ménage de cette dernière hier. Ménage se résumant à jeter 90% des trucs qui y trainaient. Est-ce que ça veut dire que mon char est un dépotoir? Passons...

Les entrevues se scédulent depuis quelques temps. La preuve tend à etre faite que léchouillage de postérieur n'améliorait guère les chances d'en obtenir dans la plupart des cas. Toujours plaisant de constater qu'il y a de l'espoir pour les langues rosées.

Je terminerai en citant les sages mots d'un homme à l'élocution marquée par une incapacité de gestion de débit, de tonalité et de force qui s'approcha d'un de ses comparses en pleine discussion avec un grand manitou: "GUILLAUME RICHARD profites-tu du bar open en masse estiiiiiiiiii?". Way to go!

dimanche 4 mai 2008

Et de une

Huit mois ont passé, l'été, vacances, deux concepts qui me semblaient de plus en plus vagues tandis que l'espace temporel faisait des freerides sont désormais arrivés. Malgré la grisaille qui règne à l'extérieur, il fait soleil dans ma tête et une tonne de pression sévissant sur mes épaules est désormais chose du passé.

Septembre dernier, j'entrais à l'université, actuariat, mon entourage, les gens avec qui je travaillais l'été dernier, on me mettait en garde de la difficulté du programme, de l'impitoyable ardeur des hautes sphères scolaires. J'arrive là, déguisé en Mario Bros pour l'initiation qui allait être plus que douteuse, tout le monde boit sur le campus, me parle de l'inutilité de la présence en classe et de la facilité de l'université. Ma confusion est entière, disons que je relaxe un peu.

On est plein de gens venus d'un peu partout dans la province. On vient de l'Estrie, de Montréal, d'Abitibi, de Shawinigan, plein de gens éparses ayant en commun un intérêt pour les mathématiques. Des liens se tissent, des points communs sont découverts, toujours fascinant d'observer l'interaction d'un nouveau groupe, voir des amitiés passer le cap embryonnaire et devenir franches camaraderies et même plus. Des histoires se créent, les anecdotes pleuvent, on parle enseignement, filles, alcool, vie. Nous vivons quelque chose, sans vraiment s'en rendre compte, la richesse de la jeunesse et ses expériences nous est offerte comme discret trésor. Chaque moment est à savourer, on l'oublie trop souvent.

Une première session passe, on étudie fort, tard, on s'entraide. La fatigue amène tensions mais malgré tout, c'est bien plus ce sentiment d'effort commun, de faire face à l'adversité collectivement qui laisse des traces, des souvenirs. La périodes des fêtes vient à passer, chacun reclus dans sa famille reprend des forces. Arrive le moment du retour, des accolades, de la nouvelle besogne à abattre, de l'ennui à combattre et des aventures à vivre.

Une deuxième session plus difficile et intense. Les effluves printanières nous amène à flirter avec relâchement, un peu de découragement est palpable, on tente de se motiver mutuellement, les travaux sont plus nombreux, plus ardus, certains décident qu'ils ne veulent pas continuer l'aventure, attirés par d'autre domaines, d'autres intérêts. Les gens restant veulent se rendre jusqu'au bout.

Puis finalement, l'année se termine. J'ai l'impression d'avoir appris beaucoup plus que des probabilités, des mathématiques et de l'assurance. J'ai appris sur moi, sur le monde et ses subtilités infiniment insaisissables. C'est un appel à l'humilité, la reconnaissance de la multiplicité de l'excellence, une fenêtre sur un univers grandiose, celui de la vie. Chacun est reparti de son côté vivre son été pour revenir avec d'autres histoires. Et puis, de retour chez soi, bien que ce n'est pas évident pour l'entourage, chacun de nous sommes un peu différent.

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Question de faire du coq à l'âne, j'ai été mis au courant hier par la seule fan de Brian Smolinski au MONDE que j'étais en nomination pour un gala internet, celui des Blogu'Or. Quelle ne fut pas ma surprise de voir mon nom parmi les catégories. Je remercie la personne qui apprécie suffisamment ce que j'écris ici pour avoir pris de son temps et avoir soumis mon nom. Peu importe qui c'est, je suis touché, particulièrement en voyant la Taverne Silencieuse dans la même liste que des blogs que je lis régulièrement et que je considère sans peine plus intéressants que ce que j'écris ici. Ça fait un power velour. Allez voter, vous y ferai assurément de belles découvertes.

vendredi 14 mars 2008

Le Tapageur muselé!!

Le BAC publie un journal étudiant de façon sporadique. Vincent Gélinas à mes heures, j'ai envoyé un article lors des 2 fois où les étudiants furent sollicités depuis le début de l'année. La première fois, on a publié un article qui traitait d'une de mes vieilles théories comme quoi Pokémon est satanique. Lors de la seconde parution, on n'a pas publié mon article. Je crie à la censure! Peut-être était-ce tout simplement trop mauvais? À vous de juger.


L’actuariat prend définitivement une trop grosse place dans ta vie quand :

-tu as constamment peur que ton prof de mathématiques financières soit dans ton dos quand tu prononces son nom.

-la sœur de ta tante t’appelle pour que tu magasines son assurance auto.

-tu calcules la valeur actualisée du nouveau salaire d’Alexander Ovechkin, une croissance de l’assistance à Washington suivant une fonction exposant .4, une augmentation du prix des billets supérieure à l’inflation et une augmentation linéaire des salaires des joueurs afin de savoir si son contrat est rentable.

-tu notes dans un cahier secret différents lamdas représentant les probabilités de danser avec un certains nombres de filles dans une même soirée suivant une loi Poisson et ce, pour chaque bar de la ville.

-tu te demandes qu’est-ce que la SAQ assure.

-pour toi, la vie est un incessant recalcul du facteur p d’une binomiale afin de savoir les chances de Canadiens de participer aux séries.

-tu vois un gros sapin et tu demandes combien ça coûterait à assurer.

-tu estimes que le nombre de mots contenus dans une phrase obéit à une loi lognormale.

-pour toi un dépanneur n'est plus un établissement où on vend de la bière.

lundi 10 mars 2008

La barbe rousse de la superstition

Je suis un être rationnel. Cartésien de nature, carburant à la logique et au 1+1=2, je suis également un être foncièrement superstitieux. J'ai nombres de manies, routines et habitudes sans aucun fondement. L'une d'entre elle: me laisser pousser la barbe en période d'examen.

J'ai en effet développer 1000 superstitions à l'aube des périodes d'examens. Le tout a commencé lorsque je devais être en secondaire 4. Canadiens entre en série et pour supporter mon(adjectif possessif utilisé consciemment) club, j'ai décidé de me laisser pousser la barbe tel l'ultime 7ième joueur que je suis. À l'époque, inutile de vous dire que le tout était aberrament laid, mon pinch était aussi mou que l'argumentaire de Gilles Duceppe et mes poils aussi clairsemé qu'une forêt en plein documentaire de Richard Desjardins.

La période d'examen suivant celles des séries (qui furent relativement courte pour le sublime Tricolore) , moi et quelques amis avions décidé de persévérer dans l'affront que nous procurait notre pilosité faciale douteuse jusqu'au bout, question de se donner du peps pour nos tests. La tradition est restée.

Le tout a même monté d'un cran dans mon cas. Je me suis mis à porter une casquette chanceuse ou un bandeau afin de me mettre dans un mood guerrier. Un prof de cégep m'a d'ailleurs dit une bonne fois, alors que j'allais le voir dans son bureau, que j'avais l'air d'un kamikaze avec ma chemise carotté, mon bandeau et ma barbe. Il était persuadé que je revenais d'un rave et que j'étais total défoncé (ce qui était faux).

C'est donc pourquoi j'arbore cette semaine une semi barbe. Ça pique comme le caliss mais dans ma tête, le tout m'aide à entrer in the zone. Fait aberrant, bien que j'aie les cheveux châtain, je possède une barbe à forte saveur rousse (moi qui a tellement taquiné un certain ami roux). Inutile de dire que le tout me fend. Mais j'ai vu que le réalisateur de l'année au Jutras hier soir présentait le même phénomène. Si mes études ne fonctionnent pas, je pourrai peut-être me recycler en réalisateur de film que personne n'ira voir et je remporterai des prix bidons. Belle perspective de futur non?

Et vous, avez vous des manies quand vous voulez entrer in the zone?

vendredi 7 mars 2008

Quand procrastination rime avec nuit blanche

Après une semaine de lecture où se sont succédées maladie et intense procrastination, la dernière semaine en fut une pauvre en temps libre, sommeil et tout ces genre de trucs plaisants. En effet, cette semaine était synonyme d'examens et travail pratique et, pour ne pas briser mes traditionnels bonnes habitudes, je n'avais rien CALISSÉ avant lundi.

Débuta donc un des marathons les plus intenses de ma toute jeune vie. Je prenais des pauses d'exercices afin d'aller lire un blog obligatoire d'économie pour ensuite enchaîner avec de la programmation. Alors que mon incertitude grandissait au même rythme que les poches sous mes yeux, le temps s'écoulait aussi vite que file ma T-Mobile par beau temps (oh oui!).

Hier, après 2 examens dans le courant de la semaine, j'allais atteindre l'apothéose de la no-lifeitude. Ayant reporté constamment la réalisation d'un colossal travail pratique pour diverses raisons incluant un manque de motivation ainsi que l'ajout constant d'information ou de restriction sur l'énoncé du travail, presque rien n'avait été fait. Je me retrouve donc, avec le Donnaconnien, devant un travail à peine ébauché, complexe et fort long et dont la date de remise était aujourd'hui, 4 heures.

Profitant de la fendaison du pavillon, nous bénéficions d'or et déjà de plus de temps en après-midi pour s'avancer dans notre travail. Travaillant dans une brume opaque de confusion, nous avançons à tâtons à un rythme fort lent. Les heures s'écoulent à une vitesse fulgurante. L'heure du souper arrive vite et le travail restant à faire est incommensurable. Après une rapide sustentation, on s'attèle à nouveau à la tâche.

La gente actuariel est en émoi. Mon petit réseau scolaire sur msn est en véritable ébullition et les questions fusent de toute part tel acné en juvénile visage. La panique, commune et homogène peu importe le niveau de talent ou d'assiduité des dits étudiants, grimpe à chaque minute. À quelques reprises, j'en sens quelques uns à la limite de l'hystérie. Minuit passé, il reste encore plusieurs trous à colmater à notre travail.

Une pause café s'impose. La fatigue d'une trop courte nuit à étudier l'examen du matin même commençe à nous rattraper, la patience s'effrite. Un café X-Large moka du Tim Hortons se veut élixir de motivation. Après chaque bon coup, on part la chanson En Voyage de Claude Dubois pour aucune fucking criss de raison mais ma foi, les "pa de li de li dou twip di li di li dou wo" sont salvateurs et jouissifs. Notre sanité d'esprit s'évapore alors que le cadran affiche 1 puis 2 et 3 heures. Nos cheveux prennent des allures grotesques à force de recevoir les tirades exaspérés de nos mains. Finalement, 3h45 vient sonner le glas et nous allons nous coucher pour ce qui saurait être de trop peu nombreuses heures. Il restait encore beaucoup de besogne à accomplir.

C'est donc sur le coup de 9 heures que nous avons repris le travail aujourd'hui même. Ce fut sans doute les 6 heures les plus intenses de travail académique de toute ma vie. Entremêlés de cris victorieux et de sacres, nos discours étaient plus souvent qu'autrement incohérent. Finalement, à 3 heures pile, on décide que nous avons terminer. Plus le temps pour peaufiner quoi que ce soit. On décolle à une furieuse vitesse en direction de la demeure de mon paternel, refuge de la seule imprimante accessible et fonctionnelle dans les environs. Sur place, le papier se fait rare. La moitié de notre travail à été remis sur des osties de feuilles glacés pour imprimer des photos. Jamais graphiques de probabilité de ruine n'aura eu plus belle présentation.

Alors que le Donnaconnien partait finalement de mon Lévis natal au volant de sa rutilante Sunfire dans une course contre la montre qui saura devenir épique afin d'aller porter la version papier de notre travail, j'essayais de téléverser la version électronique par le site web du cours où on m'annonçait qu'en tant que non étudiant, je ne pouvais pas envoyer de fichier. WWWTTFFF!! Le système email de l'école est au total neutre pour je ne sais quel raison, c'est l'ultime désarroi. Finalement, le Donnaconnien réussit à remettre la version papier à temps et téléverse également le fichier.

Après un petit somme et une écoute de l'excellent film Anchorman (Wow!), je regarde avec rétrospective ma semaine et me dit: "Plus jamais". Pourtant, je sais très bien que mon prochain rush d'examen sera similaire...

mardi 19 février 2008

Le français apprivoisé

J'ai fait mon CEGEP en anglais. Motivé par l'envie de maîtriser une seconde langue, mû par des ambitions de carrières hors Québec et déterminé à m'ouvrir sur le monde, j'ai donc tourné le dos à une école à moins de 3 minutes de marche de chez moi et me suis retourné vers un collège qui serait synonyme de traversées du pont quotidiennes, congestions routières, dépenses en essence et difficultés scolaires accrues. Le tout s'est avéré, je crois, payant. Et ce, même si la vie est remplie et "et si?"...

L'envers de la médaille, c'est un éloignement avec mes amis du secondaire, une aversion totale pour le trafic et un test de français à l'université. C'est de ça que je veux vous parler aujourd'hui. Contrairement à mes collègues estudiantins francophones, j'ai subi l'English Exit Exam alors qu'eux subissaient l'Épreuve Uniforme de Français. Résultat, alors qu'eux vont avoir à suivre un cours d'anglais adapté à leur niveau, l'ombre d'un cours de français SUPPLÉMENTAIRE à un cours de langue autres plane sur moi et mon pauvre équilibre de charge de cours repose sur mes performances à ce fameux test de classement francophone prévu ce vendredi.

Je vous entends déjà ridiculiser mes appréhensions... Srew you! Alors que je m'attendais à l'écriture d'un texte argumentatif calquée sur l'EUF, je suis attendu dans le détour avec un test de grammaire, homonymes et exceptions. La légende urbaine laisse attendre que peu resorte(nt?? c'est pas facile!) en vie de cette épreuve. On nous attaque à coup d'adjectif de couleur composé et de participe passé de verbes intransitifs.

Je me suis donc procuré le livre proposé, Le Français Apprivoisé, seule recommandation qui me fut fournie quant à la préparation à ce test. Je me suis donc mis ce matin à la réalisation des 366 pages d'exercices qui y sont proposés. Pour utiliser une expression bien de chez nous, je me chies sur le torse. Loin derrière moi mon secondaire 1 où j'identifiais les constituants de la phrase tel le dépisteur européen des Red Wings identifie talent. Évanouie avec le temps mes connaissances en homonymes tel s'évanouit l'inhibition d'une fille avec l'alcool. Je repars à la base et ma voie vers la rédemption se veut 366 pages d'exercices en 4 jours. La pente est à pic. J'essaie de me motiver comme je peux. J'écoute du Grand Corps Malade mais à part avoir appris le mot chelou, ça ne m'est guère utile.

Je m'y remets donc. By the way, depuis quand un groupe verbe est devenu un prédicat? Tabarnak...

jeudi 7 février 2008

Un ophtalmologiste dans la salle?

Il y a de ces matins où la chose qui ne doit pas arriver arrive.

J'ai un entrevue plus tard en journée pour un stage d'été chez un compagnie de Québec. Mon linge fut repassé la veille, mes souliers propres prêt à être chaussé, le site de la compagnie visité et 3 ou 4 questions préparéesé Malheureusement, je me réveille à 4h34 du matin: intense mal à l'oeil.

Depuis peut-être 2 ans, c'est cyclique, récurrent et déplaisant. Je me réveille au beau milieu de la nuit et j'ai un oeil, autant le gauche ou le droit, qui me fait atrocément souffrir. C'est comme si on venait de me rentrer profondément un doigt dedans. Au début, je me disais que je bougeais beaucoup dans mon sommeil et cela expliquait sant doute le tout. Mais à la longue, cette hypothèse a perdu crédibilité. Autre théorie, mes yeux se révulse complètement et fond des 270 degrés dans leurs orbites à une vitesse folle durant le REM Sleep (merci à mon cours de psycho où le sommeil avait été abusivement abordé).

J'en ai parlé à une optométriste lors de mes 2 derniers examens annuels. Contre toute attente, elles ont observé mon oeil rapidement avant de baraguiner qu'il n'y avait rien et de délaisser le sujet. Peut-être ne me fesais-je pas assez alarmant. J'ai cherché sur le web, ce qui resort comme diagnostic: soit ma chambre est trop sec ou j'ai le pire problème d'oeil dangeureux.

Je suis le genre qui déteste se plaindre de douleur physique. Je me souviendrai toujours d'un pompant discours de mon médecin excédé lorsque j'étais allé le voir pour une infection du pied qui durait depuis peu longtemps (lui trouvait que 4 mois c'était beaucoup mais bon haha). Malgré tout, je perdure dans mon masochisme. Mais je commence à avoir peur que ça puisse affecter ma vue d'une façon quelconque donc fuck les opinions d'optométriste, je vais aller consulter en plus haut lieu.

Bref, pour aujourd'hui, j'ai l'oeil gauche vachement enflé, injecté de sang, je n'ai pas dormi après 4h30 parce que j'ai eu mal pendant 1h15, je suis amorphe et mon nez s'est congestionné. Pas grave, envers et contre tous, je vaincrai!

samedi 19 janvier 2008

Un coup de fil!

J'ai reçu l'appel tantôt de la compagnie pour laquelle j'avais fait mon CV. J'ai un entrevue ce mercredi. Je me croise les doigts en esperant que tout aille pour le mieux. Maintenant, il me reste à déterminer comment je m'habille pour ce genre de truc. C'est un job sérieux mais je reste un étudiant de 1ere année de mon BAC (c'est à dire moins sérieux). Je suis confu. Ma mère veut que j'aille magasiner du gros stock propre et chic, moi j'hais ça et ça me rend mal à l'aise. Je dis que je ne veux pas obtenir ma job pour mon linge et elle réplique qu'il ne faut pas perdre sa chance à cause de son linge non plus. Ah la la la la.....

mercredi 16 janvier 2008

Faire son CV

J'apprenais en début de semaine qu'une compagnie d'Assurance montréalaise offrait un stage pour un étudiant de 1ere année dans mon domaine. Toujours dans l'esprit de masochisme dans lequel baigne ma vie ces derniers temps, j'ai décidé d'appliquer bien qu'un seul poste soit disponible pour l'ensemble des 120 étudiants. Je me suis donc retrouvé, tard hier soir, à faire un CV, chose que je n'avais pas fait depuis belle lurette. À vrai dire, dans ma vie, j'ai occupé 2 vrais emplois et dans le premier des 2, j'avais été employé sans aucune cérémonie tandis que dans le second, c'était déjà dans la poche. Je me retrouvais donc à faire sérieusement un CV pour la première fois.

Me basant sur une vieille ébauche douteuse que j'avais justement utilisé pour mon 2ieme emploi, je me suis donc mis à énumérer mes anciennes fonctions, mes modestes études, mes intrêts et mes compétences personelles. Arrive ensuite un questionnement quant à savoir jusqu'à quel point je peux utiliser des enchaînements denses de superlatifs sans enfreindre la ligne de la vantardise. Accuser d'être un peteux de broue toute ma jeunesse et un fendant toute mon adolescence, je suis assez stressé de ce que je peux projeter. J'essaie donc de doser le tout.

Je poursuis donc avec une lettre de présentation. Grâce à Emploi Canada, au support de ma mère qui a toujours cru en moi, mon imprésario et un dictionnaire des synonymes du tonnerre, je concocte quelque chose qui me semble acceptable. Après une recherche exhaustive et exausting je n'arrive pas à trouver une adresse satisfaisante pour l'en-tête de ma lettre. Je l'adresse donc de façon random aux ressources humaines en esperant le mieux.

Je joins mon relevé de note et envoie le tout. ne reste qu'à se croiser les doigts. Si j'obtiens un entrevue, je vais être ben satisfait. À suivre...

dimanche 6 janvier 2008

Douleur

Ça fait un petit bout que j'ai commencé à étudier mon premier test professionel du 18 février. Aujourd'hui, je vais sur le site de la Society of Actuaries pour m'inscrire, j'y apprends que les inscriptions fermaient le 20 décembre...

Je vais devoir attendre ça l'air. Je suis actuellement décalissé...

mercredi 2 janvier 2008

Don't Cha

2 janvier, la routine revient peu à peu et la calme s'installe après la tempête. Finis les réunions familiales ainsi que l'enchaînement infernal de revue de l'année dans tout l'univers médiatique, il faut maintenant retourner au boulot. "De quoi tu parles" rétorqueront ceux d'entre vous qui me pensez gras dur de par mon statut de pacha étudiant universitaire. Détrompez-vous tous!

En effet, en ce mercredi matin, j'étais debout presque à l'aurore (9 heures haha). Effectivement, à compter d'aujourd'hui, je me relance dans les mathématiques. C'est que dans mon champs d'étude (Actuariat), il faut passer tout une gamme d'examens professionels (9 ou 10 selon le domaine) afin d'obtenir l'ultimate attestation. Je me lance donc aujourd'hui même dans l'étude de mon premier test, l'examen P (P comme dans probabilité!).

Avec mon cahier d'étude acheté au coût de 20 dollars à mon association étudiante, je me suis lancé dans la résolution de problème all the way. Heureusement, rien de trop complexe pour me dépoussiérer le cerveau qui, comme ma chambre, à tendance à s'empoussiérer rapidement. C'est quand même un dur coup. Jamais dans ma folle jeunesse je n'aurais cru atteindre un stade de déchéance tel que je doive étudier le lendemain du Jour de l'An mais notre avenir à tous est plein de rebondissements faut-il croire.

C'est donc avec une motivation digne d'une résolution du nouvel an que je me promets un genre de 4 heures d'étude par jour pour le reste de mes vacances en prévision de l' "Épreuve". Pour aujourd'hui, ce fut assez ardu. Heureusement, il y avait des épisodes en rafale de Qui Sera la Prochaine Pussycats Dolls à Musique Plus. À chaque fois que je pognais un down, je pouvais grassement me rincer l'oeil auprès de jeunes femmes qui souhaite se trémousser devant la nation pour le grand plaisir des juvéniles hormoneux tel que moi. Entre deux calculs des probabilités d'obtenir 2 paires ou un brelan au poker, je pouvais les voir se bitcher au fil des semaines.

4 heures intenses à wisher que ma future girlfriend soit hot like them...

Don't Cha!