Il me semble que l'un des conseils les plus galvaudés et surutilisés qui soient consiste en une recommandation viscérale à ignorer promptement l'opinion d'autrui. "Ce que les autres pensent, on s'en fout, fis toi pas à ça" de proclamer diligemment la masse grouillante. Parfois j'ai l'impression qu'il s'agit là d'un commandement universel, d'une vérité de La Palice à appliquer sans faute.
Et pourtant, dernièrement, on m'a reproché à deux ou trois reprises de me foutre de ce que les autres pensaient, chose qui semblait désormais faire figure d'ultime péché. Or, je suis à des années lumières de me moquer du jugement impartial de mes contemporains. Solo de paradoxes.
Je suis d'avis qu'il relève tout simplement de l'impossible de se ficher entièrement des avis extérieures. Inévitablement, on reçoit de l'information qu'on gère chacun à notre façon. Assurément, une attention est portée au jugement d'autrui. Maintenant, ce qui varie d'une personne à l'autre, c'est la propension à faire abstraction des côtés déplaisants, c'est combien on modifie son comportement pour s'adapter aux autres pour obtenir leur assentiment.
Il demeure que le fait me semble être que cette phrase contient beaucoup trop de verbes d'état. Le fait est aussi qu'il m'apparaît naturel que chacun recherche l'appréciation de son entourage, désire obtenir jugement positif. C'est donc dire que lorsque l'opinion extérieure est positive, elle est assurément à accueillir à bras ouvert, il n'y a là que du positif. Pourquoi vouloir s'en foutre? Masochisme quand tu nous tiens.
Il faudrait bien plus favoriser la minimalisation des critiques qui sombrent dans le négatif sans tremper dans le constructif. Car en effet, il serait une fois de plus ridicule de vouloir rejeter en bloc toute opinion négative. Probable qu'en opinion négative réside bien plus de sagesse qu'on veuille le voir.
Tout ça m'apparaît froide logique or combien de gens peuvent affirmer appliquer ce processus couramment? Trop peu.
On essaie plutôt de modifier sa nature, altérer son image pour se camoufler dans ce qu'on croit être le paysage ambiant. Aussi, on gaspille tellement de temps à tenter de convaincre les autres que nous sommes bons, que nous sommes honnêtes. Combien de fois par le passé j'ai gaspillé kilojoules à tenter de convaincre quelqu'un que je disais la vérité ou que mon opinion était valable alors qu'au final, si on est persuadé soi-même de la véracité ou du bien fondé de nos propos, on devrait n'avoir rien à cirer de l'opinion à ce niveau de son interlocuteur. C'est sans doute la partie la plus difficile. Pour ma part, j'ai l'impression d'y arriver de plus en plus, les seuls débats que j'ai depuis quelques mois en étant d'idées intéressantes ou de divertissement ludique afin d'interpeller la stupidité crasse et voir son tordu développement. Il n'en fut vraiment pas toujours ainsi.
Pour le reste, la clé réside encore et toujours dans la confiance et le relativisme. On en vient vite à réaliser que dans la plus qu'énorme majorité des cas, l'opinion d'autre truie est d'une insignifiance profonde. Et la vie devient alors si ensoleillée et ludique, il y a tellement de plaisir à extirper lorsqu'on analyse les pensées que les autres ont de soi lorsqu'on a le détachement pour le faire joyeusement. Il s'agit là d'un des grands plaisirs de ma vie, je vous le souhaite.
Car au fond, la vie repose sur une dose certaine d'égocentrisme. Pourquoi ne pas appliquer cet égocentrisme à son identité, la chérir et ne pas l'altérer inutilement.
Et si ce texte vous semble confus et clair comme la peau de Michèle Richard, et bien je m'en fous.
Et pourtant, dernièrement, on m'a reproché à deux ou trois reprises de me foutre de ce que les autres pensaient, chose qui semblait désormais faire figure d'ultime péché. Or, je suis à des années lumières de me moquer du jugement impartial de mes contemporains. Solo de paradoxes.
Je suis d'avis qu'il relève tout simplement de l'impossible de se ficher entièrement des avis extérieures. Inévitablement, on reçoit de l'information qu'on gère chacun à notre façon. Assurément, une attention est portée au jugement d'autrui. Maintenant, ce qui varie d'une personne à l'autre, c'est la propension à faire abstraction des côtés déplaisants, c'est combien on modifie son comportement pour s'adapter aux autres pour obtenir leur assentiment.
Il demeure que le fait me semble être que cette phrase contient beaucoup trop de verbes d'état. Le fait est aussi qu'il m'apparaît naturel que chacun recherche l'appréciation de son entourage, désire obtenir jugement positif. C'est donc dire que lorsque l'opinion extérieure est positive, elle est assurément à accueillir à bras ouvert, il n'y a là que du positif. Pourquoi vouloir s'en foutre? Masochisme quand tu nous tiens.
Il faudrait bien plus favoriser la minimalisation des critiques qui sombrent dans le négatif sans tremper dans le constructif. Car en effet, il serait une fois de plus ridicule de vouloir rejeter en bloc toute opinion négative. Probable qu'en opinion négative réside bien plus de sagesse qu'on veuille le voir.
Tout ça m'apparaît froide logique or combien de gens peuvent affirmer appliquer ce processus couramment? Trop peu.
On essaie plutôt de modifier sa nature, altérer son image pour se camoufler dans ce qu'on croit être le paysage ambiant. Aussi, on gaspille tellement de temps à tenter de convaincre les autres que nous sommes bons, que nous sommes honnêtes. Combien de fois par le passé j'ai gaspillé kilojoules à tenter de convaincre quelqu'un que je disais la vérité ou que mon opinion était valable alors qu'au final, si on est persuadé soi-même de la véracité ou du bien fondé de nos propos, on devrait n'avoir rien à cirer de l'opinion à ce niveau de son interlocuteur. C'est sans doute la partie la plus difficile. Pour ma part, j'ai l'impression d'y arriver de plus en plus, les seuls débats que j'ai depuis quelques mois en étant d'idées intéressantes ou de divertissement ludique afin d'interpeller la stupidité crasse et voir son tordu développement. Il n'en fut vraiment pas toujours ainsi.
Pour le reste, la clé réside encore et toujours dans la confiance et le relativisme. On en vient vite à réaliser que dans la plus qu'énorme majorité des cas, l'opinion d'autre truie est d'une insignifiance profonde. Et la vie devient alors si ensoleillée et ludique, il y a tellement de plaisir à extirper lorsqu'on analyse les pensées que les autres ont de soi lorsqu'on a le détachement pour le faire joyeusement. Il s'agit là d'un des grands plaisirs de ma vie, je vous le souhaite.
Car au fond, la vie repose sur une dose certaine d'égocentrisme. Pourquoi ne pas appliquer cet égocentrisme à son identité, la chérir et ne pas l'altérer inutilement.
Et si ce texte vous semble confus et clair comme la peau de Michèle Richard, et bien je m'en fous.