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lundi 5 janvier 2009

Rétro 2008

Parce qu'elle fut longue, parce que le fragile équilibre qui régit ma vie est basé sur des top 5, je me dois donc de la résumé par un solo de ces derniers. Probable que cela n'intéresse personne, je me relirai dans 5 ans et rigolerai bien. Circulez René.

Perso (parce que tout tourne tellement autour de moi)
1. Travailler dans une shop: Parce que j'y ai compris énormément de truc, que j'avais besoin d'irradier à jamais des préjugés latents que je savais erronés, parce que c'était hautement nouveau. C'est le genre d'expérience dont je raffole, celle où je découvre. Et même si j'ai détesté au plus au point travailler là, que la routine me tuait, le morne m'achevait, la possibilité d'observer une micro-société franchement inusitée fut assez fascinante pour que je ressorte de mon été avec une positive impression.

2. Avoir 20 ans: Je réalise de plus en plus qu'on reste enfant toute notre vie, le reste n'est que sornette. Il y a juste des enfants plus sages, moins fous, ternes. J'observe mon entourage adulte et je vois bien qu'à 40 ans, on est rien de plus que des enfants blasés en habits gris. Donc même si sur le coup j'ai pris du vieux, je réalise aujourd'hui que c'est bien plus la perception extérieure liée au chiffre 2 qui est un changement que la perception que j'ai de moi-même.

3. Relativiser: Ça semble devenir une seconde nature, c'est devenu vraiment plus marqué cette année. Si c'est la garanti de l'éloignement des malheurs, c'est aussi l'inexistence des grands bonheurs. Un inhibiteur à émotion, la victoire du rationnel. Cette année plus que jamais, je remets en perspective les évènements qui m'entourent. Je réalise que les études, ce n'est pas si important. Que la mort, on n'y change rien. Que les autres ne changeront pas. Le risque avec tout ça est de tomber dans un marasme total, se dire que rien n'importe. La ligne est mince, je la chevauche.

4. Écrire: Parce que si vous saviez. Des trucs pour le plaisir, des nouvelles, des ébauches, de la p'tite prose. Je commence à me juger avec bien plus de bienveillance, j'ai vraiment du fun.

5. Jeter mes lunettes: Juillet, je passe sous le bistouri (aucunement mais je tenais plugger à l'expression) et me fait opérer les yeux au laser. Boom la myopie. Or la chose fut bien plus ardue que prévu, ma vision mit plusieurs semaines à se rétablir (bien loin des 48 heures promises), j'ai senti pour la première fois que je n'étais pas invincible. Et puis j'arbore tout un nouveau look ma parole.

Roman (les bouquins qui ont marqué mon année, sans égard au moment de parution)
1. Survivor de Chuck Palahniuk: Le livre qui m'a fait découvrir Chuck, qui m'a montré ce qu'était écrire en ayant des couilles. Je voue désormais un culte sans borne pour l'auteur, because ce livre tant solide, intelligent que drôle mais aussi pour ses autres oeuvres.

2. Infinite Jest de David Foster Wallace: Pour l'intelligence à l'état pur. Parce que c'est triste aussi, quand on connaît l'histoire de l'auteur. Le genre d'oeuvre qui te laisse béat d'admiration.

3. Un petit pas pour l'homme de Stéphane Dompierre: Pour l'impression de ne pas être seul comme ça. Parce que la narration à la première personne m'a recharmé comme avait su le faire Sallinger plus tôt dans ma vie. Un peu, aussi, parce que ça m'a permis de voir que l'écriture est accessible.

4. One of a Kind, bio de Stu Ungar: Pour les mêmes raisons qui font de Good Will Hunting un de mes films favoris, parce que le génie me charme inlassablement. Le plus grand joueur de poker, sans doute un des plus accrocs au gambling, une histoire déchirante.

5. Cat's in the Cradle de Kurt Vonnegut: Une triste fable sur l'hommerie. L'humour noir, le sarcasme et la crue vérité dans son état le plus brut, le plus délectable. Un auteur qui a assurément ouvert la voie à des Palanhiuk et Wallace.

En rafale,

Musique (according to iTunes)
1. I Will Follow You into the Dark - Death Cab for Cutie
2. Le Malheur - Jean Leloup
3. Fake Plastic Trees - Radiohead
4. Fernand - Alexandre Poulin
5. Ground for Divorce - Elbow

Sport
1. Finale Wimbledon: Nadal - Federer
2. Superbowl 08 : Victoire des Giants
3. Remontée du Canadiens, 19 février
4. 8 médailles d'or de Phelps à Pékin
5. 3 médailles d'or d'Usain Bolt à Pékin

Télévision
1. Entourage
2. C.A.
3. House
4. Heroes
5. One Tree Hill

vendredi 28 novembre 2008

Top 5

Parce que ça meuble teeeellllement bien.


Top 5 humoriste:

1.George Carlin
2.Martin Matte
3.Dane Cook
4.Guy Nantel
5.Russell Peters

samedi 1 novembre 2008

Alouwine

C'était la soirée des déguisements, des bonbons, des décorations lugubres, des pédophiles. C'était Halloween ce soir. Une ribambelle de bambins prenait d'assaut les pavées de la ville, motivés par la plus noble des juvéniles quêtes, celle de récolter une multitude de friandises.

Un peu partout en Lévis, des Superman, Batman, démons, Louise Cousineau, fantômes, clowns, fées. Les gros déguisements. On récolte la manne qui passe à l'aide de citrouilles de plastiques. Des enfants de 5-6 ans se font trainer dans des chariots par leurs parents. Il y a un topo sur les dangers du 31 octobre à TVA. La vie est un danger, on l'oublie trop souvent. Les enfants courent partout dans la ville. Ils sont heureux. Insouciance quand tu nous tiens.

Et je ne peux m'empêcher de voir ses jeunes gens célebrer la vie, fringant, naïf, innocent, joyeux, comme des filles de 15 ans dans un bar, et me remémorer nostalgiquement ma jeunesse, époque où j'arborais le toupet avec une désinvolture encore inégalée à ce jour dans nos contrées. Je repense à "dans le temps" et me souviens combien j'haïssais l'Halloween.

C'est que je n'aime pas les bonbons. Au mieux, je gardais les barres de chocolat (Mars, Snickers et Aero ONLY, hell yeah) et les caramels Kraft (the real one). Le reste, trop de sucre artifiel, de saveur ajouté, de texture bizarre. C'est donc dire que ma motivation était assez limité.e Dans le spectromètre de la willing-itude à faire du porte à porte, j'étais au point opposé d'un témoin de Jéhovah, genre. Mais j'étais entouré de gens déterminé. Donc j'endurais. Mes bottes Artic Cat au feutres usés ne me protegeaient pas suffisament des assaults de mère Nature qui se faisait impitoyable en cette période d'embrasure hivernale. J'avais frette au pied, la morve au nez qui diluait mon maquillage, et moi, petit bonhomme qui rageait.

J'ai donc une profonde rancoeur envers l'Halloween. Je suis un genre de grinch. Je n'aime pas me déguiser. Un vrai jeune homme incapable de se remettre de ses traumatismes passés. [Honomatopé de chat]. Oui.

Mais malgré tout, je fais mon effort de guerre et depuis quelques années, j'ai un rituel qui consiste à me gaver de film de peur. Et parce que je me sens frivole, go le top 5 esti esti.

1. Shining
Pour la performance du vieux Jack et pour l'apparition des deux gamines qui m'avait vraiment fichu la frousse quand j'étais gamin. Aussi, un peu, parce que le roman de King était vachement bien.

2. The Exorcist
Parce que c'est tellement creepy, parce qu'on le disait basé sur des faits réels.

3. Rosemary's baby
Parce que l'empreinte de Polanski est magistral, l'ambiance est si glauque, parce que l'idée d'enfanter le fils du diable est géniale/marquante.

4. The Silence of the Lambs
Pour la performance d'Hopkins, sans aucun doute le personnage qui m'avait le plus marqué lorsque j'étais jeune. Quelle présence. Et le roman d'Harris était splendide aussi.

5. Saw 1
Parce que le suspense est si dense, parce que lorsque je l'avais vu à l'époque, je mettais dit que je n'aurais pas voulu être le voisin du scripteur. Et parce que le personnage de Jigsaw, malgré tout, amène à réfléchir.

vendredi 18 avril 2008

Le 7e art

Je lis beaucoup de livres mais ma culture est relativement déficiente lorsque vient le temps de parler cinéma. Trop peu souvent, je m'installe seul avec un film que j'ai loué au club vidéo. Résultat: 90% des films que j'ai vu dans les dernières années le furent au cinéma avec des amis. Je suis donc très cultivé en films américains, comédies de coup de pied dans les couilles et seins dénudés de jeunes demoiselles. Je suis cependant ignorant lorsque vient le temps de parler de films intelligents, avec un message, vraiment intéressant.

C'est donc pourquoi je lance un appel à tous. Live là, sans plus de préambules, votre top 3 de meilleurs films EVER, tous genres confondus. Je vais faire un rattrapage cet été.

mercredi 20 février 2008

Top 10 musical et québecois

Dernièrement, la Presse demandait à 50 personnalités d’y aller de leur top 10 des meilleurs albums de l’histoire du Québec. Étant un amateur de musique et faisant fît de ma jeunesse et mes connaissances limités, je fais également l’exercice ici. À vous de voir ce que vous en pensez, d’y allez de vos additions ou restrictions. Le tout n’est pas dans l’ordre, disons juste que c’est un groupe de 10 qui ressort du lot à mes yeux.

Robert Charlebois – Fu Man Chu : Difficile de choisir un album alors qu’il en a tellement de notables. J’ai choisi Fu Man Chu tout simplement parce que la chanson titre est ma préféré de Charlebois. Un artiste qui a tout chamboulé avec son style différent à une époque où on traduisait des chansons de l’anglais au français.

Daniel Bélanger – Rêver Mieux : Pour le son, pour Dans un Spoutnik et tout simplement parce que c’était Bélanger à son sommet.

Céline Dion – D’eux : Je me surprends moi-même hahaha. Mon père est un fan fini de la p’tite fille de Charlemagne alors que moi je déteste son hystérie et sa voix parfois nasillarde qui fut une trame sonore constante de mon enfance contre mon gré. Pas pour aucune chanson en particulier mais pour l’émotion qui s’en dégage et la beauté des mélodies.

Gerry Boulet – Rendez-vous doux : Pour Yeux du Cœur, Toujours Vivant et Dernière Fois qui, en plus de mettre en évidence la voix du chanteur, sont chargés d’émotion.

Vilain Pingouin – Vilain Pingouin : Pour leur son très pur, leur style bien à eux ainsi que pour leurs textes. Il y a souvent une sorte de mélancolie dans leur mélodie qui n’est pas sans me plaire.

Arcade Fire – Funeral : Fraîchement sorti mais quand même un album qui sonne comme une tonne de brique. Autant planante que profonde et complexe, les pièces Rebellion et Une année sans lumière ont tellement roulé sur mon lecteur mp3 que je ne peux faire autrement que d’inclure l’album dans mon top 10.

Malajube – Trompe l’œil : Parce que la musique au Québec, ça peut être beaucoup plus que les chanteuses à voix et Les Respectables. Un son unique et riche avec une attitude brillante. Leur succès international n’est pas un hasard.

Luc de Larochellière – Sauver mon âme : Pour les textes que je trouve franchement excellent. Si Fragile et Cash City sont des classiques.

Vulgaire Machins – Compter les corps : Pour leur côté engagé, même si je suis loin de partager leur opinion sur certains trucs. Ils font partie des rares qui font du rock engagé actuellement et la chanson Puits sans fond rentre tellement plus que les textes de 10 chansons des éternels cégépiens de Cowboys Fringants.

Jean Leloup – Le Dôme : Le dernier mais non le moindre. En fait, ce serait sans doute mon album favori si j’avais à en choisir un. J’ai eu de la difficulté à choisir parmi l’œuvre sensass de Leloup. Les Fourmis et La Vallée des Réputations méritent aussi mention. Pourtant c’est définitivement Le Dôme qui m’a accroché pour la chanson phare, assurément, mais aussi pour Le Monde est à Pleurer qui est sans doute ma pièce favorite de toute sa discographie. À mi-chemin entre l’artiste éclaté qui a lancé la bombe 1990 et le raconteur mélodique qu’il est devenu, cette album est tout simplement parfait.

En terminant et dans un tout autre ordre d’idée, La Légende me demandait hier si mes humeurs variaient aux rythmes des performances de Canadiens. Je lui ai répondu que non, que je n’étais pas de ce type de fanatique. Cependant, je dois avouer qu’une remonté pour passer de 5-0 à 6-5 (victoire en fusillade), ça me met un énorme sourire dans le visage en cette matinée.


Edit: Ron Fournier y va d'une chanson après la remontée incroyable du CH hier. Si un jour il sort un Greatest Hits, ça fera parti de mon top 10 assurément! Voici l'extrait tel qu'entendu sur les ondes du réseau Corus.