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mardi 30 décembre 2008

Doux poème, ultime théorème

Né d'éthylique collaboration avec sweet petit p, pour initié seulement:

Dès le moment où je t’ai vu avec tes deux gros trémas
J’ai su qu’en début de période seraient nos ébats.
Aussitôt que j’eus aperçu ton plantureux décolleté
Ma verge à problème théorique de prob emprunta dureté.

Ton corps comme le miroitement d’une grosse prestation
Me pousse indéniablement vers les plus vicieuses tentations.
Ton insatiable appétit sexuel j’adorerais bien rassasier
En te pourfendant de ma plantureuse indemnité.

Tu es le songe idéal lors de mes longues nuits mornes
Telle la plus fluide des intégrales sans borne.
T’avoir dans mon lit serait la plus inouïe des chances
Autant qu’avoir un bon prix pour une assurance.

Quand je pense à toi, à nous, j’ai le trémolo
C’est un peu comme découvrir la borne de Kramer-Rao
Veux-tu, ô grande beauté des plus magnifiques,
Avec moi t’engager dans le plus beaux des processus stochastiques.

Unissons-nous selon les traditions bayesiennes,
Ma douce, s’il-te-plait sois mienne.

dimanche 2 novembre 2008

Pérenne Larme

D’antan, certains se souviendront d’un jeune garçon,
Son cœur, plus vaste qu’océans le jurait-on,
La nitescence de ses yeux, remède à tous maux,
On le disait ultime démiurgique cadeau.

Idolâtré, on le croyait divin symbole,
Parcimonieuses étaient ses timides paroles,
On le croyait archétype de la perfection,
Qu’importe qu’il ait souffert de sombres spoliations.


Puis vint fade aurore qui le porta disparu,
Tous se considéraient bien durement dépourvus.
Bien sûr, personne n’en vint à justement croire,
Qu’au fond des frêles perchis, il avait fui désespoir.

Les effluves du temps en saline statue l’ont transformé

Tandis que son
œil d’une pérenne larme est cruellement orné. orné.

jeudi 17 avril 2008

Perdre un pari

Je suis relativement gambler de nature. Entre autre, j'adore le poker. D'ailleurs, j'ai suivi avec avidité le fabuleux parcours de Maxime Villemure au EPT de Monte Carlo aujourd'hui, une superbe 3ième place. Toujours est-il que j'aime parier, prendre des risques. Participer à un pool de hockey rehausse infiniment mon intérêt pour les séries de hockey. Prendre une petite mise-o-jeu une fois de temps en temps, c'est plaisant.

J'ai pris un pari dernièrement que j'ai perdu. Un cas classique de "t'es pas game" où la personne que j'ai mis au défi l'a relevé, m'obligeant ainsi à subir conséquence. Voilà donc, pour respecter ma partie de l'entente, je dois mettre sur mon blog la chose la plus quétaine que j'ai jamais écrit de ma vie. Le but est que vous riez solide de moi en commentaires, beurrez en épais, ça fait partie du deal. Comme je l'ai souvent dit, j'ai le dos large.

L'éternel Voyageur

Vents et marées, nombre de jours, j’ai contrés
Afin d’oublier le vide qu’est mon existence.
Foulé a mon pied, le sol de maintes contrées
Purifiant mon esprit de sa profonde véhémence.

J’ai touché l’oriental horizon au soleil levant,
Embrassé les sommets des Alpeux monts,
Mais du paradis mon cœur ne fut aussi avoisinant
Que lorsque de tes bras je fus digne compagnon.

J’ai scruté les étoiles du nocturne ciel arctique,
Contemplé le plus sublime des divins diamants,
Pourtant, pour reproduire l’éclat de tes yeux magnifiques,
D’outil Le Créateur semble cruellement exempt.

Dans un effervescent volcanique cratère baigné j’ai,
Surplombé d’un soleil amazonien sans remord
Mais je restais glacé car rien ne peut combler
La chaleur que ton sourire procurait à mon corps.

Le chant, j’ai entendu, de sirènes mélancoliques,
Le murmure d’un exotique pinson au matin,
Nul à mes oreilles n’est aussi séraphique,
Que ta voix douce comme le vierge satin.

J’ai caressé, fraîchement éclose, une rose indienne,
Effleuré la plus pure des asiatiques rouges soies,
Cependant rien n’approche la douceur sereine
De tes lèvres qui autrefois me firent pantois.

Du levant au couchant, j’ai foulonné quantité de rivages
Espérant voir ce qui de mon bonheur causait défaillance
Mais après que s’eurent lentement écouler les paysages
Je découvre ce qui me terrassait : ta triste absence.

Je relis ça et repense à ma, par moment, douteuse jeunesse. Je profite de l'occasion pour lancer un gigantesque T'ES PAS GAME à toute la blogosphère afin que vous fouilliez et sortiez vos pires affaires quétaines et langoureuses, il n'y a pas de gène et d'orgueil. Je pense qu'on pourrait en rire un bon coup.

lundi 11 février 2008

Glauque

Je fouillais une fois de plus dans les vieux trucs que j'ai écrit à ce qui me semble une autre époque pour retrouver un genre de début débauche de récit. J'étais curieux de le relire, je me souviens vaguement de l'histoire, celle d'un jeune désillusionné qui part en Afrique pour y découvrir un autre monde. Mais le tout n'existe plus, perdu dans un formatage j'imagine. J'ai cependant tomber sur un genre de poème. Je ne me souviens aucunement de quand et pourquoi j'ai écrit ça mais je trouve ça vachement dark. Je capote un peu...

Catharsis
Assis face à la voûte étoilée, scrutant l’infini,
Sentant en mes veines couler le poison de la vie,
J’attends que Son carrosse fende le temps,
Pour qu’enfin Elle mette fin au mien séant.

J’espère Sa venue telle une clémente salvatrice
Qui de ma détresse serait l’ultime libératrice
L’orgasme morbide, dans une macabre danse,
Je l’attends, j’aspire à cette putride transe.

Je veux apercevoir Son lugubre sourire édenté
Entendre Son murmure empli de jactance éhonté
Paniqué, je susurrerais une sobre oraison jaculatoire
En attendant la douleur, grande catharsis éjaculatoire.

J’ai soif de mon sang, de mes entrailles, de ma mort,
Désir d’un calme éternel absout des remords,
Faim d’un apaisement de toutes ces douleurs,
Viens que de Ta faux j’entrevois la Lueur

Je t’appelle, te prie, t’implore ô Faucheuse
Comment peux-tu, toi d’habitude si hargneuse,
Prolonger avec tant d'avidité mon glacial calvaire
Au lieu de me livrer aux tendres flammes de l’enfer?

vendredi 11 janvier 2008

Le Temps

Aujourd'hui, déjà vendredi. Je réalise que mes vacances, que je sais pourtant longue, furent courtes et tirent déjà à leur fin. Il me faut déjà ramasser mes trucs pour l'école, aller m'acheter cahier, feuilles lignées et cartables pour être fin prêt au grand retour. Hier, je relisais des vieux trucs que j'écrivais à une époque si lointaine que j'ai parfois peine à croire qu'elle ait exister. Avec le temps qui m'a sembler défiler à la vitesse de l'éclair, je me suis dit que ce petit truc était à propos. J'étais jeune, soyez indulgent!

Le temps, créateur de tant de tourment, vous souhaiteriez tant le saisir alors qu’il ne suffit que de le prendre. Impartial, il défile au fil des jours et s’évertue à ne jamais se suspendre, quelle impartialité, c’est à s’y méprendre!

On dira du temps qu’il est imparfait, mais au futur qu’il est simple. Bien que certain aime le croire conditionnel, il aime plutôt être indicatif. Quelquefois subjonctif, il n’hésite cependant pas à être impératif. Heureusement que le passé, bien que composé, est aussi simple.

Vous vous souvenez de votre premier jour à l’école, c’était hier encore. Vous vous souvenez de votre premier baiser, c’était il y a une éternité. Voici donc que le temps s’amuse de vos sens et étend ainsi toute son essence et lentement, s’embrase dans la chaleur des réminiscences.

Le temps, qui tel le cadeau qu’il est, est présent, se veut insaisissable. Vous tentez de le gagner mais souvent ne faites que le perdre. Combien de fois essayez-vous de le tuer tandis que c’est lui qui, à petit feu, éteint la flamme du vôtre.

Le temps, dans sa danse effrénée, vous appelle au loin à joindre sa cadence. Il vous souffle sans répit : ‘’Carpe Diem, saisissez la fleur comme le jour puisque eux seuls sont tiens’’. Il vous invite dans sa valse où jours et secondes marquent le rythme de la plus belle des mélodies, celle de la vie. Puisse le temps vous être cavalier fidèle