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dimanche 25 janvier 2009

Irrecevables

Pour une personne telle que moi pour qui une conversation argumentative présente des propriétés shaftantes, ils existent des arguments à s'en ramollir la croquette, des arguments Jean-Marc Parent. Dans l'esprit du profond altruiste qui m'habite depuis toujours et qui façonne ce blog de jour en jour, je recense ici ceux qui m'irritent particulièrement dernièrement. Puissions nous tous collectivement les irradier.

- Ouin mais [insérez situation pire que celle discutée]: Celui-là est vachement récurrent. Quand on porte attention, on se le fait servir à tout bout de champs. Or je tente toujours de rappeler à mes interlocuteur que ce n'est pas parce qu'ils existent des gens de 500 livres que le gars de 400 livres n'est pas un gros. Tout "Ouin mais... devrait se mériter des choux de Bruxelle durant 1 mois.

- Ouin pis: Pas game de dire que ce n'est pas important pour telle et telle(s?) raisons, de développer, de ne pas rétorquer ad nauseam l'argument bisyllabe digne d'adolescente tentant de convaincre le paternel que son chum de 9 ans plus vieux n'est que le strict minimum pour obtenir quelqu'un digne de sa maturité. Pas de vélo pour la fin de semaine, ça va de soi.

- Rendu en 2009, ... : Toute phrase débutant de la sorte mérite haut châtiment. Entendre Lynda Lemay narrer sa vie pendant une couple de jour ou encore devoir lire quelques vieilles chroniques de Franco Nuovo. Comme si l'année grégorienne en cours faisait foi de tout. À Québec, on the radio, cet argument est plus récurrent que l'Identité du binôme de Newton (oui, pensez ce que vous voulez jeunes genses jugeant grassement la Mathématique). À quiconque prononcerait l'infâme argument, une bonne heure de réflexion dans sa chambre s'impose.

" (des guillemets n'avaient pas été fermés, saurez vous les retrouver? (quel entertainer je fais))

- Pourquoi pas: Lorsque questionné sur le pourquoi d'une chose, se faire répondre par son interlocuteur "Pourquoi pas" est fort fâcheux. La bienséance, le shotgun non-dit, pis plein d'autres concepts de même devraient faire en sorte que c'est la première personne questionnée qui se doit de répondre. Autrement c'est l'anarchie, le chaos, la dentition de Julien Poulin. Pas de jeux vidéos pour 4 jours.

- Parce que: Un peu dans la lignée du "Pourquoi pas", le "Parce que" lancé sèchement se veut un court-circuit éhonté face à des explications demandées. Souvent accompagné d'une parade circulaire de paume, l'argument est salace et mérite privation de desserts pour une couple de jours.

- C'est pas de ma faute: Habituellement, quand on sent le besoin de préciser la chose, c'est que justement, on se doit de plaider culpabilité. Une semaine sans voir d'ami minimum.

C'est ça qu'on appelle rehausser le débat?

lundi 12 janvier 2009

Coups Bas

C'était rentrée des classes aujourd'hui dans le merveilleux monde universitaire. C'est avec un aplomb retrouvé et une motivation que je devine aussi courte que relation de Carl le Cat Charest dans ses beaux jours que j'entreprends cette nouvelle session qui s'annonce palpitante because cours de français et diminution du nombre de travaux longs.

J'étais donc aussi excité à l'idée de revoir mes comparses que pouvait l'être Jean-Lou the Hot-Dog Duval à l'idée de manger un sandwich au gras de jambon. Les derniers jours de vacance m'ont parus éternels, je suis fucking mindé.

Or, alors que dehors c'est comme dans le grand nord, qu'il faut être fort, faire fi de ses torts, fournir de gros efforts, ne pas penser aux morts, j'ai l'impression que les prochains mois seront d'or. Mais tandis que j'ai une exaltation juvénile n'étant pas sans rappeler les frétillements de Léo Rivard en amour, une chose me titille comme un Vincent Gélinas sévissant dans un local adjacent:

Les voyages dans le Sud.

Cette année plus que jamais, c'est épidémique. Des centaines de québécois ont pris d'assaut les terres cubaines, républicodominicaine (parce qu'inventer des adjectifs, ça a tant de sex-appeal) et mexicaine. Non seulement j'ai dû subir maints décomptes dans le dernier mois (Cuba dans 31 jours et 7 heures la gang, wuut wuut wuuuuuuut), voilà que ma vie est actuellement polluée par ces vacanciers de pacotille. Parce que oui, monsieur madame, le mot est lancé. Pacotille.

Un peu partout dans les corridors, des filles over-bronzées plus turn off que Camille Bergeron dans sa jeunesse. Sur les tables de la cafétéria, des morceaux de peaux jonchés en abondance, résultat malencontrueux d'épiderme plummantes d'après coups de soleil. Dans mes oreilles, un constant flot scatologique d'anecdotes australes. Et que dire des supplices que je subis sur les internets...

Sur msn, une dizaine de nickname souligne une satisfaction qui baigne sans gêne dans la bouetteuse mare de l'outrance. Sur Facebook, une pluie, que dis-je, un tsunami de photos/videos/status déferlent incessamment sur ma pauvre personne depuis 5-6 jours. Et par pur masochisme, je me confesse, je les regarde à grands coups d'inconséquence oculaire. Et je constate.

Semblerait que prendre en photo un plateau de drink, c'est orgasmique. Photographier la route, c'est la jouissance sans doute. Immortaliser des gens saouls en train de se baigner, c'est l'ultime volupté. Filmer des cubains qui dansent, suprême jouissance.

Vraiment, les voyages dans le Sud puent plus qu'analyse psychologique de Jocelyne Letendre.

Et ma première journée? Oh, c'était bien. J'ai le sosie de Germain St-Germain comme prof et semblerait que le Québec est sur la déroute totale au niveau financier. Il dit que c'est parce que les régimes d'assurance publique nous tuent. Moi je sais que c'est parce que les gens s'endettent pour aller dans le Sud. Mais je garde le secret avec moi...

lundi 24 novembre 2008

Jeune con

On me traite régulièrement de con. J'aime ça. J'adore ça. On le fait parce que je dis des absurdités, parce que je me veux souvent l'avocat du diable, parce que je suis fortement direct, à la limite de l'impolitesse, parce que je me fous de tant de choses.

En tant de campagne électorale, les débats ne manquent pas. Puisqu'au fond je ne suis guère différent de l'adolescent de 14 ans moyen, je cherche la confrontation. Je connais les allégeances de bien des gens qui m'entourent, je veux tester leurs idées, me nourrir de leur réflexion, de leurs questionnements, de leur indignation suite à mes éhontés propos.

Bien que je taquine souvent mes amis un peu plus à gauche, il n'en demeure pas moins que j'ai la profonde conviction de les respecter, même si mon arrogance que je veux teinté d'humour laisse parfois croire le contraire. Quand l'opinion de quelqu'un repose sur une réflexion réelle et des faits relativement justes, ne reste plus au fond qu'une divergence de valeurs morales. Et même si je continuerai toujours à taquiner sur les allégeances de l'un et de l'autre, je respecte les différents points de vue.

Or parfois on me traite de con, mais pas de la façon que j'apprécie, pas avec le petit sourire en coin, le petit ton qui dit "j'taime pareil". Plutôt avec mépris, condescendance. De façon power péjorative. Et ça, ça me pompe les gourdes siphonne les gonades. Je peux comprendre que pour certaines personnes plus âgées, plus instruites, mon opinion puisse sembler anodine et simpliste. J'en parle un peu ici.

Mais quand je parle avec des gens de mon âge, fuck, je ne pense pas mériter mépris. À 20 ans, je trouve déplorable qu'on pense détenir le monopole de La Vérité. Parce que je ne défend pas toujours la veuve et l'orphelin, parce que je ne suis vraiment pas le plus grand socialiste qui soit, on se permet d'être hautain.

Le portrait type du genre de personne qui m'enflamme le popotin a souvent fait 1 ou 2 voyages. Il a vu le monde, you know. Il use des classiques "dictateurs sanguinaires", "capitalisme sauvage" et "t'as juste pas encore compris" en des occasions tellement inappropriées, avec tellement peu de respect pour le vrai sens des mots que ça en devient dommage. Il cite Marx sans l'avoir vraiment lu. Il se réclame de Che Guevara sans même savoir ce qu'il symbolise. En l'écrivant, je réalise que c'est bien drôle. Il pourfende tout gouvernement de droite, ce qui n'est pas mauvais en soi, mais avec des arguments non logique, de la démagogie, des raccourcis. Et pourtant, tandis qu'on décrie la démagogie de droite sur toutes les tribunes, celle de gauche passe tellement comme dans du beurre un peu partout... Difficile d'avoir un vrai débat je trouve.

Je rigole en ce moment mais lorsqu'on me sort en pleine figure que je suis empoté car je n'ai pas vu le monde (parce qu'un tour de l'Europe ou une virée en Amérique du Sud, c'est le pré-requis à l'intelligence, TOUT le monde sait ça), je ris jaune. Si les diplômes ne sont pas garant de l'intelligence, le sont tout aussi peu les voyages, les lectures, les expériences. Et pourtant, j'ai tellement l'impression d'être entouré de snobisme mal placé...

vendredi 7 novembre 2008

Irritations

J'ai des semaines relativement chargées lately et je dors encore moins que d'habitude. Je deviens impatient, irritable, je saigne de l'entre-jambe.

J'accumule donc des frustrations, les gens m'irritent. Ils m'irritent quand ils disent:

- En tout cas je me comprends
Taaaaaaaaaaaaaaaaaaant mieux.

-C'est pas chaud hein?
Ok?

-Ah moi les élections, je suis pu capable
Les québecois disent aimer les gouvernements minoritaires si à l'écoute. Qu'ils vivent avec les contrecoups non?

-Toi au moins tu me comprends
Surement pas mal moins que tu le crois.

-Tant mieux pour toi si tu penses ça
Qu'est-ce que c'est que ça? Pas game d'argumenter ou de dire clairement "je ne suis pas d'accord".

-Moi mon livre préféré, c'est L'Alchimiste
Tant mieux pour toi si tu trouves ça.

-Moi, je ne juge personne
Et le pape ne chie pas de marde, right?

-En tout cas moi,...
Les gens s'aiment plus qu'ils ne le pensent.

Fuck the world, minimum.

lundi 20 octobre 2008

Par Coeur

S'il y a quelque chose qui m'a toujours fendu tout le long de mon parcours scolaire, hormis les cours d'éducation physique mixte (je reviendrai un jour là-dessus), c'est le par coeur. Apprendre la date de signature du traité de Versailles, la location des différentes régions climatiques nord-américaines, la recette de biscuit favorite d'un prof à corrompre, les étapes de reproduction d'une cellule, ça toujours été d'un ennui mortel pour ma pauvre personne. Bien que je pense avoir une mémoire correct, retenir ce genre d'infos s'est toujours avéré de teneur fécale.

C'est le genre de truc qui a teinté mon choix de carrière. Je ne me voyais pas aller en pharmacie apprendre des réactions chimiques par coeur, en droit apprendre le code civil sur le bout de mes doigts, en anthropologie apprendre rien. J'ai plutôt choisi un champ mathématique (actuariat pour ceux qui ne suivent pas) croyant bien ainsi faire un pied de nez à la sacro-sainte mémorisation qui infecte le système éducationnel comme merde infecte la programmation de TQS.

I was so wrong. Pas autant que les représentants libéraux fédéraux par un beau 2 décembre mais quand même.

J'étais à étudier ce soir pour un examen prévu demain lorsque je vécus une véritable révélation. J'apprenais par coeur une quinzaine d'expressions de ratios, des trucs dont je gave ma mémoire à court terme pour ensuite tout supprimer une fois le test passé. J'étais en plein processus de one night avec shemale intellectuel. Je suis pris au dépourvu, je dois combler un besoin, je vis tout intensivement en une nuit, et je supprime de ma mémoire le lendemain. J'ai eu une révélation DISAIS-JE, une genre d'incitation à tout canceller parce que c'est de la marde. Le genre de révélation que le directeur de la programmation de Rad-Can aura à propos de Dany Turcotte lorsqu'il réalisera que les jokes de gay, ça fera. Une brève mais vive impression de pas être à ma place. C'est troublant en sacrament.

Puis là j'ai relaxé, pris une grande respiration, écouté une bonne période de Canadiens et surtout, j'ai relativisé. Je pense qu'on ne peut échapper au par coeur. C'est comme tenter de ne pas entendre de discours facile en écoutant la radio. Impossible. Il faut donc choisir le moins pire de tout et se dire que ça va passer. J'imagine.

Je replonge donc, go les avantages de la famille Résultat net résiduel.

Pour oublier la grisaille.

mardi 14 octobre 2008

La blogosphère pue

Un peu partout sur le World Wide Ouebe, des gens s'exhibent, composent, créent des blogues. Des gens qui, comme moi, ont l'impertinence de se croire intéressants. Quel bande de narcissiques doucereux sommes nous.

Des gens qui ne se connaissent pas se racontent combien leur famille est merveilleuse ou au contraire d'une déplaisance consommée. Ils se taguent en se trouvant hot (ouh ouh), déversant ainsi des torrents de détails inintéressants sur la Grande Toile qui ne demande qu'à être souillée par les égoïstes peintres que nous sommes tous. On se donne des claques dans le dos, se badigeonne à coup de commentaires élogieux. On s'aime tellement. Oh oui. Amour amour.

Ça parle de chat, ça parle d'amour, ça parle de clubber, ça parle de maternité, ça parle de démagogie et ça me parle si peu. J'arpente depuis un moment la blogosphère ce soir pour trouver quelque chose qui m'allume, un nouvel espace qui m'intéressera. C'est vide. Peut-être la forme de média a-t-elle atteint ses limitations? Je ne sais trop. Les trucs fascinants se font abusivement rares et les pages qui suscitent mon intérêt sont très peu nombreuses. Tout est fade. Surtout ici.

Des suggestions?

vendredi 19 septembre 2008

vendredi 5 septembre 2008

Commentaires

Je comprends la motivation derrière un commentaire sur des petits blogs, genre ici, ça permet de créer des semis liens, d'encourager l'auteur (parce que oui, ça motive).

Mais qu'est-ce qui pousse les gens à écrire sur les plus "gros" blogs alors que tout le monde en a rien à foutre, que 95% des commentaires sont impertinents ou ridicules. J'étais sur le blog du Foglia des pauvres où jusqu'à présent 115 personnes ont cru bon prendre du temps pour nous communiquer leurs scores et se trouver immensément bon et je capotais. On s'en calisse tellement.

vendredi 8 août 2008

Les jeunes aujourd'hui

Jeudi, 7 août 2008, Gilles Proulx animait pour la dernière fois à la radio après 46 ans de carrière radiophonique. Pour l'occasion, le 98,5 avait invité une pléiade d'invités pour venir louanger ses talents de communicateur. 46 ans de grandes entrevues, de rencontres marquantes, de polémiques. 46 ans à traiter les gens d'attardé mental. 46 ans à croire posséder la science infuse, le savoir ultime et considérer chacun de ses propos comme la plus pure distillation de l'essence de sa perfection. 46 ans à radoter de façon indécente sur le français et sa qualité supposément décroissante dans l'entièreté de la société. Et ça, personne n'en a parlé parce que quand quelqu'un quitte, l'hypocrisie est de mise. Oh, pas d'allusion à ses insanités prononcées à TQS.

La disparition de Proulx sur les ondes à également un autre effet. La quantité de "Les jeunes aujourd'hui..." prononcée en onde au Québec vient de diminuer du 3 quart d'une claque.

Comme toutes les généralisations, celles du vieil animateur tiennent rarement la route. Je l'écoutais régulièrement en reprise la nuit cet été et il se gâtait courrament les "les jeunes aujourd'hui, ce sont tous des fainéants", "il n'y a pas un jeune aujourd'hui qui sait s'exprimer correctement en français" ainsi que le classique "les jeunes d'aujourd'hui qui ne sont plus que des délinquants".

Il n'y a pas une seule fois, et je le jure pas une, où je l'ai écouté et où il n'a pas mentionné le fait que les jeunes aujourd'hui ne parle pas le français. Il trouvait toujours un moyen à travers ses entrevues de revenir sur le sujet et partir sur sa longue et interminable tirade. Il met la faute sur les jeunes, comme si le système d'éducation n'avait rien à y voir, comme si les parents étaient exempts de tout soupçon.

C'est ironique de voir à quel point les générations adultes trouvent toujours moyen de se plaindre des plus jeunes. Et ce, depuis toujours. Je trouve ça particulièrement spécial de voir la génération de baby-boomer, la gang de la Révolution Tranquille qui a fait fi de toutes les traditions catholiques, chamboulant les repères des plus âgés, y aller de jugement aussi critique envers une jeunesse effervescente qui est ouverte sur le monde, bilingue ou trilingue, curieuse, hétéroclite.

Le pire c'est que vieux croulant, je trouverai probablement le moyen de pourfendre les plus jeunes. Comme quoi la vie est un cycle.

Gilles Proulx donne une leçon de français, en grand pourfendeur du joual qu'il est.

jeudi 31 juillet 2008

Down

Voilà 3 étés consécutifs que j'ai des emplois qui me frustrent. Après 2 étés où je devais subir trafic et nombreux temps d'attente pour cause de covoiturage en plus de passer régulièrement 6h30 à fixer un écran d'ordinateur en me faisant des top 5 sur des bouts de papier parce que rien à faire, je passe cette période estivale à regarder sempiternellement des pains passer. J'ignore si c'est la température médiocre qui m'atteint, le sang toujours accumulé sur ma rétine, le sommeil irrégulier, toujours est-il que je me sens hautement irrité.

D'ordinaire une personne calme (je crois) et posée, la vivacité de mes nerfs est inversement proportionnelle à celle de l'esprit de Dany Turcotte et la tendance s'accentue plus les jours passent. Je me sens ultimement irritable, exaspéré par une médiocrité que je perçois comme ambiante, agacé par une stupidité que je trouve omniprésente.

Bien des gens me parlent de tout et de rien. Considérant toutes ces banalités comme inutiles ou sans intérêt, je suis assez avare de ces détails insignifiants lorsque je parle avec quiconque. Alors que je m'étends en insipidités ici, je sectionne dans le lipide (coupe dans l'gras) et restreint mes interventions à ce que je considère intéressant lorsque je parle avec des gens que je connais plus ou moins. Tout ça résulte en des dialogues où je parle peut-être 5 à 10 % du temps, mon interlocuteur se répandant en inepties. Alors que je vis normalement bien avec ça, je me sens de plus en plus agressif quand ça arrive. Hier, je l'ai échappé.

Gars de même: J'ai une petite table chez nous avec des fleurs pis...
Le Tapageur Pu Silencieux: Écoutes, je vais être honnête avec toi, je m'en calisse. Non, en fait, ça m'irrite. C'est pu de l'indifférence. Je pisserais sur ta table.

Et j'en suis retourné à mes pains, encore plus surpris de mon attitude que le gars en question.

Encore hier, alors que la frustration d'avoir été confiné pour la 26e fois de l'été à un poste que j'abhorre profondément s'accumulait comme matière fécale en rectum, l'ultime Joe Connaissant de la shop est venu me nourrir de son savoir, jugeant sans doute ses propos être ultime lumière qui saurait déclencher la photosynthèse cervicale de la plante amorphe que je suis au boulot déclenchant l'ouverture béante de mes sphincters d'impatience. Peu content de voir s'approcher cet homme qui semble considérer l'usage du mot notamment oralement comme un haut fait d'arme, je tente de rester calme.

C'est alors qu'il se met à me parler du Doc Mailloux et de combien il haït les gens racistes. Il me dit que le Doc Mailloux haït les noirs (des propos plus que discutables mais bon). Encore une fois, d'ordinaire, j'aurais abdiquer, lui laissant percevoir que son opinion était importante pour ma sombre personne. Et pourtant, je lui ai dis de "fermer sa gueule". Ajoutant du même fait que le Doc Mailloux avait aussi dit que les autochtones avaient des QI inférieures et que ça, personne en parle et ça aussi, c'est du racisme. Débouté, il est parti en reculant, me regardant comme si j'avais perdu la boule (ce qui pourrait bien s'avérer vrai si la slippery slope sur laquelle je semble engager se poursuit).

Je suis en besoin désespéré de divertissement. Help que disait John?

mercredi 2 juillet 2008

Bell

Depuis la fin de mon année scolaire, je travaille de soir dans le but d'amasser suffisamment d'argent pour subvenir à mes besoins durant l'année scolaire. Travaillant pour la première fois si tardivement dans ma vie, je reviens chez moi dans les minuits et je tente de gérer mon sommeil avec le peu de discipline qui m'est familier. Bien souvent je m'endors vers 3 heures alors que s'achève la ligne ouverte du toujours succulent Jacques Fabi sur tout le réseau Corus. Le matin venu, même si la chaleur règne, que mes couvertures sont aussi humides que vagin de matante à show de Mario Pelchat, que les rayons du soleil illuminent ma chambre entière, malgré tout ça, je demeure longuement dans mon lit dans un état près de celui du concombre. J'écoute la radio tout en me ré-endormant continuellement. Or tout ce beau rituel qui me laisse périmé et indisposé (pas frais et dispo, genre) se voit troubler au moins 1 fois par semaine par un [insérez intense série de jurons] de téléphoniste de Bell Canada.

Fuck you all téléphonistes.

C'est ainsi qu'à 9 heures tapant, le téléphone sonne et mon interlocuteur ayant un français aussi sommaire que la poésie de Sthéphane Ouellet peut l'être s'enquiert de la présence de Monsieur ou Madame XXXX. Après lui avoir indiqué sur un ton plus ou moins concilié que j'étais seul dans ladite maison, Immigrant Boy me demande à quel moment serait-il le plus apte à communiquer avec la personne en charge du domicile. "En début de soirée" est invariablement ma réponse. Après vérifications, aucun appel en début de soirée de la part de Bell depuis le début de l'été.

Ce matin, c'était le 12ième appel de sollicitation en 2 mois. Je les ai compté. J'étais fortement tendu au téléphone.

Bell: Bonjouw messieur, est-ce que je pouwais parlé à Monsieuw ou Madame...

Tapageur: Qui parle?

Bell: Jean-Mawie de chez Bell Canada.

Tapageur: Ils ne sont pas là dans le moment, est-ce que je peux prendre le message?

Bell: À quel heuwe sewait-il possible de les wejoindwe?

Tapageur: Écoutes Jean-Marie. Je vais être direct avec toi et je trouve dommage que ça tombe sur toi en fait parce que tu m'as l'air sympathique mais bon. Ça fait 12 estis de fois que vous m'appelez en 2 mois. À chaque fois, je vous dis d'appeler le soir. Pas game de pas me poser le question si vous êtes pour vous crissez de la réponse. Actuellement, on est avec Vidéotron. Je peux te jurer que même si j'économisais 20 piastres par mois avec vous, je t'enverrais chier. En fait, c'est un peu ce que je suis plus ou moins subtilement en train de faire. Va chier. Là tu vas t'arranger pour plus que je reçoive d'appel, je suis assez confiant que tu es capable. Bonne journée.

Bell: Bonne jounée monsieuw.

J'ai peine à croire que c'est rentable de payer des salaires pour faire déranger des gens de la sorte. Qui a déjà adhérer à Bell suite à un téléphone? QUI????

lundi 30 juin 2008

Plote à scooter

L'été bat son plein et ma peau aussi brûlée que toutes chansons de Marjo en témoigne. Alors que les amourettes, tel bourgeons, ont éclos aux printemps, on peut voir un peu partout de nombreux couples profiter des chaudes températures pour s'adonner à rituels pré-gestation un peu partout. Alors que le tissu semble de plus en plus devenir rarissime denrée, on assiste à une explosion du nombre de scooters sillonant les routes et du même fait, il est possible d'observer un phénomène des plus déroutants. Je parle ici du bassin grandissant de plote à scooter. Tandis que la plote à puck, véritable croqueuse de jouteur du sport national, fait partie du patrimoine québecois, il me semble relativement nouveau de percevoir une scoupette comme un outil majeur de séduction.

Les rues lévisienne, en cet été 2008 plus que jamais, sont prises d'assaut par les mobylettes et à leur bord, invariablement, un jeune fringant et une jeune émoustillée demoiselle se tenant fermement par les hanches du juvénile motard. Résultat, nous avons droit à The Fast and the Furious: Lévis' zézette drift sous nos regards ébahis. Mon jeune frère étant lui même détenteur de ce rutilant moyen de locomotion, je suis à même d'observer le comportement de toute une génération de fille de 14-15 ans désormais obnubilées par ce genre de véhicule.

Du passé les sugar daddy, désormais les lift daddy font la loi.

Tout ça s'inscrit dans une longue suite de comportement féminin que je peine à m'expliquer. N'ayant pas les super pouvoirs d'un Mel Gibson, je suis inapte à décoder les intérêts du genre de la sacoche. Aucune fille n'avouera être intéressée par les voitures, l'argent ou une grosse maison. Mais chaque fille en connait une autre qui est comme ça.

lundi 23 juin 2008

Question inutile

Parce que débuter une conversation semble être ardu, puisqu'établir contact vocal avec une personne peut parfois demander réflexion, à cause qu'entamer dialogue requiert une première réplique, plusieurs personnes utilisent la question inutile comme approche.

C'est ainsi qu'après une coupe de cheveux, des gens te demandent: "Tu t'es fais couper les cheveux?". Euh, c'est que, en fait, je ne sais, .. OUI CALISSE. Ma masse capilaire n'a pas perdu 3/4 de son volume par magie.

Alors que j'arbore de nouveaux espadrilles, d'un blanc qui semble aussi naturel que le nez de Celine, des gens me demandent: "Tu t'es acheté de nouveaux souliers?". Non, j'ai taxé un nouveau dans mon cour d'Intro à l'actuariat, je l'ai tabassé un peu, il me les a refilés.

Alors que je me nourris de pâté chinois à même sublime Lock n Lock récipient, on me demande; "Tu manges du pâté chinois?". Ai-je besoin d'en dire plus?

Désormais, j'utiliserai le non comme réponse, juste pour voir. Fuck you all poseurs de questions inutiles!

jeudi 12 juin 2008

Droit de parole

Avec l'avènement d'internet est venu la démocratisation du droit de parole, l'accessibilité accrue à des opportunités de s'exprimer pour un plus grand nombre. Alors qu'autrefois lectorat n'était réservé qu'à un élite journalistique et à des écrivains ayant l'honneur et la chance d'être parus, quiconque peut désormais s'exprimer à même les nombreuses lignes ouvertes, les épidémiques vox pop, les multiples forums, les courriers des lecteurs et, of course, les blogs.

Nous sommes dans l'ère de la béatification du gérant d'estrade. On se découvre des opinions, moi y compris, on la partage, prenant pour acquis un intérêt quelconque chez autrui. Les petites madames appellent François Paradis le midi, décortiquent l'actualité à coups de quotes du Journal, s'indignent sur le sujet à indignations du moment. Les petits messieurs appellent à l'Avocat et le Diable pour parler au douteux Desmarais et au questionnable Fournier, s'expriment confusément, déchirent leurs chemises.

On découvre que les gens tentent de s'intéresser à l'actualité, essaie d'articuler une pensée.

Mais on découvre surtout que les gens sont mongoles.

J'suis fatigué...

samedi 31 mai 2008

Fendu

Mon portable me fait faux bond aujourd'hui, j'essaie de formater mais ça fonctionne moyen et je n'arrive plus à me connecter à aucune connection internet, tant wireless que régulière... J'essaie de loader les drivers Lenovo mais ça fonctionne que dalle. Donc absence d'une durée indéterminée pour cause de pas d'ordi valable et pansement de plaies d'avoir tout perdu. Donc les conclusions de l'expérience à venir pas mal ultérieurement (l'aide informatique de l'U ouvre juste lundi)

lundi 28 avril 2008

Gala Artisssssss

J'ai écouté le gala Artis hier, j'aime bien François Morency, je n'avais pas trop le goût de me creuser les méninges et le panel d'invités à Tout le monde en parle me semblait assez anémique. J'ai donc syntonisé TVA 8 heures venu. Le tout commence avec une intro qu'il me semble avoir vu 30 fois dans les cinq dernières années. Montage rétrospectif de nos "belles" années télévisuelles, de la grosse nostalgie sale! Quelques numéros musicaux, Robert Charlebois rock TELLEMENT. Un numéro d'introduction un peu ordinaire du remplaçant du grand blond qui sentait le manque d'inspiration ou bien le malaise après la fraîche mauvaise nouvelle de la fermeture de la salle des nouvelles de TQS. Probable que plusieurs de ses jokes étaient devenus déplacées, compréhensible. J'aime qu'on montre Guy A. Lepage dans la foule quant la musique joue, il est autant de le rythme, naturel de la figure et à l'aise que Martin Matte chevelu ou Éric Lapointe sobre.

Et puis ça commence...

Comme l'an dernier (dieu que je n'apprends pas de mes erreurs), j'ai l'impression d'assister à une pub de 3 heures de long de TVA et ses divers produits. Je comprends bien que c'est le public qui vote mais j'ai l'impression que les seuls personnes qui ont suffisament de temps ou d'intérêt pour voter se résument à 48 matantes de Longueil qui tripent solide sur Charles Lafortune. Sans surprise, le gars qui anime Salut Bonjour a reçu son nanane, Éric Salvail a été félicité pour sa job d'animateur à Dieu Merci où on le voit à l'écran 10% du temps et Denis Lévesque a remporté le prix pour la meilleure émission d'affaire public. En effet, il semble que ses entrevues avec des frères et soeurs qui se marient, des sosies de vedettes et Roger Normandin aient su gagner le coeur du public... Il succède ainsi à Paul Arcand qui l'avait emporté l'année dernière pour une émission de 60 minutes contre des animateurs d'émissions hebdomadaires. Il y a même eu une catégorie ex-æquo. En effet, d'un candidat de TVA dans une même catégorie, des grosses vedettes, que faire?? Partager les honneurs évidemment.

Content au moins que Patrick Huard ait gagné, son show, Taxi-022, est un pur délice et du génie à l'état brut, quant à moi.

Et puis il y a eu la fille des sports de Salut Bonjour qui a gagné une fois de plus. Quel marde... C'est vraiment là que le gala perd toute sa crédibilité. On ne me fera jamais avalé que c'est elle la figure marquante du sport en télé. Pierre Houde, que je trouve somme toute ordinaire, mériterait bien plus reconnaissance pour la besogne qu'il abat tant à la Formule Un qu'au hockey. Et que dire de Sophie Thibault qui l'a une fois de plus emporté et qui a cru bon de nous rappeler pour la Xième fois qu'elle est ben bonne parce qu'elle est la première femme qui anime un 22h de semaine et tout le tralala. Pour ma part, Jean-Luc Mongrain méritait le titre all the way. Il est réellement un des vrais intellectuels du Québec à mon avis et ses apparitions récentes dans divers médias me l'ont rappelé.

Charles Lafortune et Guylaine Tremblay ont raflé le plus "gros" prix, celui de personnalité de l'année dans leur sexe respectif. J'ai l'impression qu'ils pourraient vivre 1 an dans une grotte et ils l'emporteraient l'an prochain...

Le meilleur moment de la soirée? Lucie Laurier qui semble prendre froid ou je ne sais trop.

En bref, un beau gros party de l'empire PKP où l'on se claque le dos et on se congratule mutuellement avec des prix bidons en se trouvant bien bon. Mais malgré tous les beaux discours, ils doivent quand même le savoir un peu, les artistes, que ces trophées là, ils reviennent bien plus à leur antenne, à toutes les revues à potins de l'Empire qui les font voir massivement. Tard le soir, quand ils regardent leur statuette en haut de leur foyer, le savent-ils au fond qu'elle ne vaut pas grand chose?

La question du jour: Si Le Tapageur animait Salut Bonjour, gagnerait-il un Artis? Oui ou oui? Et si un cactus animait Salut Bonjour, même réponse?

mercredi 19 mars 2008

La déplaisante qui lave les tables

J'ai des préjugés, comme tout le monde, enfin je crois. L'un de ceux là implique les personnes qui travaillent à l'entretien ménager d'édifice (concierge) et qui sont âgés de max 22 ans. Bien que je comprenne qu'on puisse faire cela comme job à temps partiel, c'est fort louable, je m'explique mal qu'on puisse faire cela à temps plein alors que l'on a la vie devant nous, des possibilités d'emploi intéressantes et une accessibilité relativement grande à l'éducation. Deux cas sont alors possibles: un début de vie difficile marqué par des problèmes ou une forte qualification comme empoté de première. Mon expérience personnelle et mes observations quotidienne m'amène à retenir le deuxième cas plus souvent qu'autrement. Je les juge donc en conséquence, avec une sévérité sans borne.

Il y en a une en particulier qui me pompe les gourdes (j'ai toujours voulu plugger cette expression). Dégageant une odeur quasi pestilentielle digne des parfums les plus bons marchés EVER, la fille est d'une crassitude inversement proportionnelle à la quantité de crasse qu'elle même retire dans ce lycée. En effet, on a vraiment affaire à Miss Zèle. D'un accoutrement défiant la masculinité de Hulk Hogan, la fermeture éclair aussi ouverte qu'un hippie défoncé, la damoiZÈLE est chargé de nettoyer les toilettes mais SURTOUT de laver les tables. Régulièrement, quasi quotidiennement, elle lave les tables à l'étage. Or, elle semble persuadée que le moment le plus propice à cette action est définitivement celui où elles sont toutes remplies par des étudiants qui étudient.

C'est ainsi qu'elle s'amène de sa démarche aussi carré que les épaules de Louise Cousineau, bouscule tout sur son passage, des dames âgées jusqu'au bébé paraplégique, rien ne l'arrête lorsque vient le temps de récurer ses foutus tables, elle est alors en guerre. C'est donc sans aucun fucking scrupule que la belligérante nous fait retirer l'entièreté de nos objets sur ces dites tables pour les laver.

Hier par exemple, nous sommes 5 personnes sur une table, nos portables sortis, nos cartables ouverts, des feuilles éparpillées un peu partout et des cahiers pour finir de cacher la surface de bois. On l'aperçoit au loin et on entend son chicage de gomme tonitruant à des milles à la ronde. Elle s'approche invariablement de notre table. La désagréable chargée de ménage nous aborde d'une façon de MARDE: "Les p'tits gars vous allez m'aider, tassez vos affaires". Peut-être est-ce parce que je mesure 6 pieds 2 ou parce qu'elle me semble posséder la maturité d'un bovin mais l'appellation "p'tit gars" est venu créer une légère tension en moi. Ensuite, pour vraiment s'assurer que nous dégageons, elle sort son argument de poids de toujours: "Je les lave juste une fois par jour". La belle affaire. Je pense que les tables survivraient à une journée sans être lavée, on a pas saigné un porc dessus.

Autre fait d'arme de la championne, elle fait évacuer des locaux d'ordis remplis à craquer puisque gros travaux à remettre bientôt pour passer le balai. Elle fait sortir 30 à 40 personnes, leurs sacs d'école, pour passer un balai, balayage qui aurait TELLEMENT pu attendre un autre jour. Souvent j'étudie le soir et les concierges plus âgés me contourne, ne balaie pas dans mon coin pour ne pas me déranger. Elle, elle ne comprends pas.

Deux gros thumbs up pour la foutu concierge.

samedi 15 mars 2008

La psychose des toits enneigés

J'écris ce texte sans savoir si quelqu'un le lira. Après tout, peut-être tous mes lecteurs périront-ils des suites de l'écroulement d'un toit enneigé dans les prochaines heures??

On dérape petit à petit collectivement. La Presse titrait plus tôt hier "Déneigement de toits, c'est la "folie furieuse" et je pense que ça illustre bien la situation. Avec le triste incident de Morin Height et le spin continuel de nos médias d'informations 24/7, le sujet des toits ensevelis sous la neige est sur toutes (presque) les lèvres. L'hélico TVA filme des gens en train de pelleter leurs toitures, LCN fait un topo sur comment se débarrasser adéquatement des charges hivernales qui ensevelissent nos maisons, la CSST incite les travailleurs à rester chez eux s'ils sentent que la neige MET LEURS VIE EN DANGER.

De plus en plus, ces dérapages sont monnaies courantes. Celui sur les accommodements raisonnables a sans doute battu tous les records du genre. On monte en épingle des histoires anodines, on se fait du capital médiatique, on remplit du temps d'antenne avec la moindre des choses et le jugement des consommateurs de médias semble laisser à désirer. Les gens gobent à peu près tout, s'indignent quand on leur indique qu'il faut s'indigner.

Pour en revenir à la neige sur les toits, les compagnies de déneigement sont dépassés. Les gens qui ne s'en faisait guère il y a une semaine considère maintenant le danger d'écroulement comme imminent. J'entendais à la radio hier soir, qu'une commission scolaire montréalaise à décider de fermer unilatéralement toutes ses écoles au moins jusqu'à lundi soir à cause de la neige sur les toits. Les écoles étaient ouvertes vendredi mais il faut croire que les non chutes de neige de la fin de semaine rajouteront au DANGER énorme qui menace nos bâtiments institutionnels.

Ainsi, voici les propositions du Tapageur pour vivre une fin de semaine excitante à défier le danger:
-Écouter l'album de reprise anglophone de Sylvain Cossette AU COMPLET.
-Manger du boeuf haché non brulé (iiii les bactéries)
-Aller à un show des Comboys Fringants et crier "Le PQ c'est de la marde!"
Et bien évidemment:
-Pénétrer dans un établissement à toit plat (pas game!)

lundi 4 février 2008

Sous-nick MSN

Avis à tous les non-utilisateurs de MSN (aussi rare soient-ils), ce texte vous laissera perplexe et indifférent. Pour les autres, je sonde le terrain afin de savoir si je suis le seul affligé de ce terrible fléau. Je parle bien sûr ici des sous-nicks MSN, véritable lieu du culte des méandres de l'insipide, de l'information superflue et des déclarations d'amour quétaine.

Mon texte sur Le Traffic étant à n'en point douter la raison de la diminution tangible du traffic lors de mes 2 dernières journées d'école, je me risque ici à tenter d'enrayer un autre fléau. Qui sait si je pourrai poursuivre ma lancée?

Je prends la peine de spécifier que ce texte n'attaque vraiment personne spécifiquement (mon entourage est pointilleux, je me protège!). Il s'agit ici d'un constat général motivé d'une lassitude et d'un énervement accumulé depuis nombre d'années. Depuis que Microsoft a introduit la fonction sous-nick (quelque part en 2003-2004 (j'étais trop lâche pour rechercher)), les gens ont tenté de comblé ce vide car c'est connu, l'humain tente de combler tout vide, que ce soit dans son horaire, dans sa tête ou dans un vulgaire sous-nick. Il y a longtemps eu la mode des citations puis est venu la fonctionnalité "afficher la toune que j'écoute". Comme chaque chose fait son temps, on en revient toujours au même problème du vide à remplir.

Sont alors apparu 2 phénomènes qui me gosse au plus haut point. Je parle ici des déclarations d'amour mièvreuses et des gens qui ressentent le besoin de nous éclairer sur leur horaire du temps à TOUT moment.

La déclaration d'amour typique est régulièrement formulée dans un anglais approximatif. En voici un premier exemple (tout les exemples sont tirés de ma liste MSN Right NowI): I love you baby much and forever be with the you. Je ne vous mens pas! Autre élément douteux, la notion d'infini et d'éternité. Si j'observe mon entourage et fait un constat un tant soit peu lucide, je suis conscient qu'un couple à mon âge, ça a peu de chance de perdurer. Pourtant, les "je t'aimerai jusqu'à la mort", "on est ensemble pour l'éternité" et les "Ça va durer pour toujours" fusent de partout. Pourquoi ce besoin de dire à tous, de polluer l'environnement visuel de tous ses contacts dans le seul but d'atteindre une personne avec des paroles plutôt frivoles? Qui sera le premier à m'accuser de jalousie? Foutaise! Je ne ressens pas le besoin que quelqu'un écrive à mon sujet: "Même avec un miroir, je refuse de te partager - Avec mon amoureux" (nous parlerons d'ailleurs de la fin de ce nick à l'instant)

Le second phénomène, à la fois plus fascinant mais aussi plus... dérangeant, est celui qui pousse certaines personnes à littéralement défiler leur horaire dans leurs sous-nicks. "Étudie en haut", "Partie m'acheter du thon" (Non, pour vrai!?), "Cegep 9h à 15h" (je ne peux attendre 15h10 pour ton retour!), "Entrainement, de retour dans 2h" (Pas game de te déconnecter ou te mettre hors ligne), "Partie dans la douche" (sans commentaire). Enfin, vous comprennez le genre. Quand en vient-on à penser que quelqu'un, quelque part, à un besoin viscéral de savoir ce que l'on fait à CHAQUE instant de la vie. La nuit, au lieu d'écrire "Dodo", DÉCONNECTES TOI CALISS. Excusez moi.

Finalement, j'aimerais à la fois féliciter et cracher dans la face à quelqu'un pour l'ensemble de son oeuvre. Je sais, j'ai dit que le tout n'était pas personnel mais j'ai vraiment un sublime spécimen dans ma liste et ce, par le plus pure des hasards. Appelons cet homme Jimmy. Jimmy se plaint depuis 4 ans de façon non-stop et sempiternelle dans ses sous-nicks. Parfois larmoyants, d'autres fois aggressif, Jimmy ne semble jamais être heureux. Impossible d'oublier des classiques tel "Criss kessé que j'tai faite, pis parle moé pas jte répondrai pas" et "À soir je vire une brosse avec les gurdass, la vie est une salope". C'est ainsi que j'aimerais rendre honneur à Jimmy, roi du sous-nick de plaie.

mardi 8 janvier 2008

Tenu pour dit

Entendu dans un bar près de chez nous de la bouche d'une fille qui pénetrait dans ce dernier:

"Bon ben il nous reste plus qu'à trouver un crapet qui va nous payer des shooters"

AYOYE. Je sais bien que ça doit être un cas isolé mais ça va prendre un méchant bout avant que je paie un verre à quiconque...

Edit: Je viens de réaliser à l'instant qu'il est 11h15 au lieu du 2h37 qu'affiche mon réveil-matin. Wow, ma journée est faite et j'oublie tout!